Welcome to Los Santos !

Avis sur Grand Theft Auto V sur PlayStation 4

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Version PlayStation 4

5 ans après le précédent opus, Rockstar Games dont la réputation n'est plus à prouver a réitéré l'exploit avec le 5ème épisode. Le dernier GTA de la 7ème génération de consoles s'impose dore et déjà comme une référence en matière de jeux d'action et d'open world. Je ne parlerai pas du multi étant donné que je ne l'ai pas testé.

A l'heure où j'écris ces lignes, GTA V détient pas moins de 7 records différents. Dont parmi eux celui du jeu le plus vendu en 24h (11M de ventes), qui a généré le plus d'argent en 24h (815M de $ ) et celui du trailer de jeu vidéo le plus regardé (45M de vues à l'heure où ce test est écrit).

Preuve que malgré les années, la saga GTA suscite toujours autant d'engouement auprès des fans et de l'opinion publique. Il faut dire que le concept engendré en 1997 marche toujours aussi bien. En clair, imposer sa loi dans un monde ouvert s'inspirant de notre société et avec une liberté absolue. Sauf que cet épisode modifie légèrement les règles. Car ce n'est non plus 1 mais 3 personnages que l'on incarne dans ce monde de brutes.

Welcome to Los Santos

Passé la petite séquence d'intro très « didacticiel », on sera libre d'explorer dès le début du jeu l'intégralité de la ville de Los Santos, inspirée de l'épisode San Andreas sorti 10 ans avant lui, étant lui-même une caricature de Los Angeles. Mais l'idéal pour profiter pleinement de cet univers, est d'enchainer les différentes missions fil rouges qui débloqueront petit à petit armes, activités, propriétés et j'en passe.

La ville est immense, pleine de vie, crédible et fort jolie. On appréciera une distance d'affichage colossale, des panoramas sublimes, des couleurs chaudes (avec notamment des couchers de soleils de toute beauté) et un souci du détail qui force le respect. Surtout que L.S ne se limite pas qu'au quartier d'affaires. Car un peu plus au nord se trouve le désert Grand Señora*,* entouré d'une chaine montagneuse avec quelques rivières et forêts. Autant de zones naturelles que l'on prendra plaisir à visiter par n'importe quel moyen de transport. Mais gare aux animaux sauvages qui n'hésiteront pas à croquer le premier imprudent venu.

Sinon on retrouvera éparpillées dans toute la map, un très grand nombre d'animations optionnelles mais pas moins intéressantes. Salons de coiffures, stands de tunning, fêtes foraine, clubs de strip tease, téléphérique, triathlon, magasins d'armes, et j'en oublie. Bref, difficile de s'ennuyer. Histoire d'ajouter un peu plus de vie à une ville qui en grouille déjà, les développeurs ont intégré des « événements aléatoires ». Déjà présentes dans l'opus précédent, ce sont des mini missions annexes où il sera la plupart du temps question de porter assistance à un individu en le ramenant ou en coursant un voleur. A leur issue, une (très légère) gratification est donnée par la personne assistée.

Les textures sont correctes en général (sauf pour certains sols et murs) mais on saluera une modélisation impeccable de l'eau, avec des vaguelettes crédibles et qui jouent réellement lors d'une navigation en bateau ou en jet-ski. Le cycle météo lui aussi est convaincant en plus d'être dynamique. Contempler L.S depuis un sommet par un temps de brouillard, ça fait son petit effet.

Bien sûr, que serait un GTA sans la flicaille ? Du moment où on se comporte en bon citoyen américain modèle, y a pas trop à s'inquiéter. Mais la moindre petite infraction peut activer une des fameuses étoiles, déterminant la dangerosité des forces de l'ordre. Une seule et ils ne seront pas trop nombreux et faciles à semer. À cinq, bonne chance pour vous en sortir vivant...

Mais quel que soit leur effectif, les flics ne rigolent pas et ne manqueront pas d'user de divers stratagèmes pour nous barrer la route. Le meilleur exemple est lors des courses poursuites, où ils iront même jusqu'à se coller à nous et tentant d'anticiper nôtre trajectoire. Une I.A qui s'en sort plutôt bien pour une fois.

En bref, l'environnement de ce GTA V est d'une crédibilité et d'un réalisme rarement vu dans un jeu vidéo. Avant lui en tout cas. On prendra plaisir à s'y balader (souvent sans but précis), afin de profiter de la diversité des paysages, des innombrables animations, le tout pimenté par des flics qui surveillent tous nos faits et gestes.

Trio de folie

Ce soft met en avant 3 personnalités radicalement différentes mais se complétant harmonieusement. Chacun ayant sa propre histoire et ses particularités.

Le premier d'entre eux, Franklin Clinton, est jouable dès le début. Un jeune afro américain, garagiste de profession doté d'un don naturel au pilotage, et dépensant son temps libre à faire des "trucs de gangsta" avec son pote Lamar.

Le second est Michael De Santa, qui la quarantaine passé à beaucoup de mal à gérer sa famille et à tirer les traits sur son passé de braqueur.

Le dernier, Trevor Philips, apparaîtra plus tard dans le jeu. Mais l'attente vaudra la peine car cet ex-militaire psychopathe qui doit ses traits à l’acteur Steven Ogg, et aussi portrait craché du légendaire Jack Nicholson, ne laissera aucun joueur indifférent.

Comme je le disais ultérieurement, ces 3 protagonistes ont tous des capacités spéciales. Sortes de « super pouvoirs » que l'on activera par une pression simultanée des 2 sticks analogiques. Tant que la jauge concernée est encore remplie, Franklin peut déclencher au volant un Bullet time qui peut s'avérer utile en pleine course poursuite ou pour éviter des véhicules de justesse. L'effet est le même pour Michael mais à pied cette fois.

Et quand à Trevor, il laissera exprimer sa rage en gagnant considérablement en violence et résistance. Dans cet état**, les dégâts causés sont doublés** et il ne craint (presque) aucune attaque physique majeure. Autrement dit Trevor peut même survivre à un impact direct d'un véhicule, à une chute mortelle, aux explosions (magnifiques au passage), ou résister à l'assaut d'une bête sauvage.

Mais là où le concept des 3 personnages jouables prend tout son ampleur, c'est par la possibilité de switcher entre l'un d'eux à tout moment. L'effet se traduira par un dézoom puis rezoom de la carte du plus bel effet. En jeu libre le choix est nôtre, mais durant les missions ça sera souvent imposé mais le « switchage » est instantané cette fois.

Pour donner un exemple, si Michael est gravement blessé, on peut directement basculer sur un Trevor en meilleur santé, tout en étant aux commandes d'un hélico. Et si on se débrouille bien on peut même s'arranger pour tous les réunir au même endroit hors mission. L'idée est bonne mais on aurait appréciée qu'elle soit davantage exploitée.

Au final on à 3 styles différents qui s'incorporent efficacement dans l'univers du jeu. On appréciera la possibilité de choisir sa propre approche, ainsi que la psychologie des protagonistes.

Gameplay

Etant donné que je n'ai pas joué à GTA IV, je ne pourrais pas comparer le gameplay entre ces 2 opus. Mais je peux d'ores et déjà affirmer que globalement, ce 5ème épisode s'en tire avec les honneurs.

Pour la conduite, elle est certes « arcade » mais demeure plutôt souple et diffère selon les (très) nombreux véhicules. Il y a presque de tout. Voitures de sport, bateaux, camions, bus, motos , tracteurs, quads, et même des avions. Même si ils se pilotent différemment avec un léger temps d'adaptation pour certains, tous sont parfaitement maniables. Le seul qui me pose problème est le vélo. Car pédaler en appuyant successivement sur une touche (comme pour la course) c'est chiant.

A pied, les persos se manient correctement et sans lourdeur. Pourtant les possibilités d'action restent très basiques, surtout pour le combat. Les 2 seules touches servent soit à frapper, soit à esquiver. Fort heureusement, on pourra compenser les poings par les (très) nombreuses armes qui sont mêmes personnalisables. Sniper, fusil à pompe, lance-roquettes, sulfateuse, bombes collantes, grenades en tous genres, armes blanches, bidon d’essence le choix est large pour gérer des gunfights et braquages qui manqueraient clairement de saveur sans ça.

En plus des capacités spéciales, chaque héros à des compétences à améliorer en pilotage, endurance, apnée et etc... Et pour les renforcer c'est comme dans la vraie vie, par la pratique.

Votre mission, si toutefois vous l'acceptez...

Dans GTA V, certaines des 70 missions principales nécessitent préparation minutieuse pour qu'elles puissent être menées à bien. Je parle bien sur des braquages, cœur de la série. Pour parvenir à se faire beaucoup de liasse d'un coup, il faudra passer par plusieurs étapes toutes supervisées par le collègue Lester.
D'abord la phase de recrutement, ensuite discuter du plan d'action en choisissant la phase d'approche de notre choix (manière douce ou forte) et établir la liste du matériel pour enfin passer à la phase pratique.

Le souci du détail ne s'applique donc pas qu'aux décors, car même les autres missions bénéficient pour la plupart d'une mise en scène de qualité avec un coté scénaristique très prononcé. À tel point que certaines séquences pourraient même rivaliser avec celles des plus grands films d'action. Et ce sentiment est d'autant plus renforcé avec des personnages crédibles, bénéficiant d'une animation irréprochable et en plus, attachants.

Mais il existe beaucoup de styles de missions différents, même si certaines d'entre elles ont tendance à se ressembler, voir même être totalement anecdotiques (le Yoga ? SERIEUSEMENT ?). En général, il suffira de nettoyer une zone d'ennemis avec l'arsenal en notre possession. Des gunfights intenses certes, mais très basiques et en plus pas très difficiles pour la plupart surtout si on active la « visée automatique ».

Et si on veut passer le temps, il y a aussi les missions annexes plus variées et qui diffèrent en fonction du personnage choisi. Ça peut aller à prendre des stars en photo, faire du sport, du saut en parachute ou même jouer les tueurs à gages. Et ceux qui craignent une faible rejouabilité se rassurent, car chacune des missions peut être refaite à tout moment afin d'obtenir le score parfait. Et pour couronner le tout, le jeu propose 3 fins différentes.

Le monde dans sa poche

En plus d'avoir leur propre voiture, chacun des protagonistes possède également son propre Smartphone. On peut grâce à lui accéder à sa liste de contacts téléphoniques, avec parmi eux les persos principaux, les « inconnus & détraqués » que l'on rencontrera durant des missions annexes ou même des services.

L'un d'entre eux est le Taxi, véritable « Téléporteur » du jeu. Marquez n'importe quel coin de la carte et le chauffeur vous y conduira, plutôt pratique hors mission.

Sinon il est aussi possible de prendre vos meilleurs moments en photo et de les partager sur son propre compte Rockstar Social Club. De plus, on peut effectuer depuis le portable une sauvegarde rapide réalisable à n'importe quel moment et depuis n'importe quel endroit. Et comme tout bon Smartphone qui se respecte, on peut consulter ses SMS et Mails et bien évidemment surfer sur le net.

Eyefind est ton ami

La caricature ne s'arrête pas qu'à Los Santos, même le Web y a droit. On y retrouvera par exemple un simili Twitter, et des marques ou produits dont l'inspiration est clairement assumée. Mais on s'intéressera de plus près aux différents services proposés. Comme commander des véhicules, avions, hélicos ou bateaux plus ou moins rares. A condition d'avoir déjà loué à l'avance un garage, hangar ou héliport. On pourra même négocier des actions en bourse pour générer l'argent suffisant pour acquérir les biens les plus onéreux.

En vrac

On sait que l'ambiance et le caractère de la saga GTA font qu'elle n'est pas à mettre entre toutes les mains. Et ce 5ème épisode ne dérogera pas à la règle avec des dialogues crus (je vous mets au défi de compter le nombre d'injures prononcées), des allusions au sexe omniprésentes et de la violence gratuite (même en mission). Mais les fans le savent. C'est ce qui de toute manière à fait, et fera la force de la série.

Les temps de chargements sont plutôt longs, mais lorsqu'on sait qu'on aura plus à les subir en pleine partie et qu'ils ne sont pas bien nombreux ce n'est pas un gros problème. Pour achever la trame principale, il faudra compter une 30aine d'heures, et probablement 2 fois plus pour obtenir le 100%. Sans parler du multijoueur.

Verdict

Rockstar Games avaient déjà placé la barre bien haute avec le 4ème opus, maintenant ils peuvent carrément toucher les étoiles avec ce GTA V, incontestablement l'un des jeux les plus ambitieux de la 7ème génération. Proposant un Open World d'une crédibilité et d'une immensité rarement vue, un Gameplay riche et bien calibré, une mise en scène de haute volée, des missions mémorables et enfin Franklin, Michael et Trevor formant un trio qui marquera l’histoire du Jeu Vidéo. Un incontournable tout simplement

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