Avis sur

Grim Fandango sur PC par Nic0las

Avatar Nic0las
Test publié par le
Version PC

Il s'agit du tout premier jeu que je me suis acheté quand j'étais petit (bon, avec les sous de mes parents, certes, mais je l'avais choisi). En face se tenait "le 5ème élément" (jeu dont je n'ai jamais réentendu parlé).

Et bien, Grim Fandango est tou juste magique. Tout d'abord, parce qu'il s'agit d'un point'n click, donc un jeu où le héros ne meurt pas. Ce qui permet, quand on est enfant d'apprécier la plein mesure du jeu sans s'énerver à cause d'une mort stupide par headshot ou d'une morsure de serpent empoisonnée.
Bref, s'émerveiller, oui, mais de quoi.
S'émerveiller bien sûr des graphismes. Je ne sais pas où LucasArt allait débaucher ses employés, mais là ils se sont surpassés. Sur un thème de fête des morts mexicaine avec le folklore local, en passant par la forêt pétrifiée, puis par les ruelles de Rubbacava, pour continuer au fond de l'océan près du bord du monde, et, après être repassé par El Alamuel, on atterri devant les portes du paradis. Le tout rendu par des décors précalculés de folie. Même aujourd'hui sur nos super machines, on n'en fait pas d'aussi beaux (ils faut dire que les décors fixes, ça facilite la vie ^^).
Bon, mais les décors, ça ne fait pas tout! Non, parce qu'après l'image, vient le son.Le thème musical est à tomber. Les mélodies accompagnent toujours l'intrigue et les lieux avec une telle justesse qu'on est tout bonnement absorbé dans le jeu (ne faites pas cuire quelque chose au four en même temps).
Passons maintenant au scénario. L'histoire est excellente. Elle se déroule sur 4 années (années 1 et 3 sur le CD 1, années 2 et 4 sur le CD 2). Si la première pose l'intrigue d'une manière étonnante et sans faute, la deuxième nous révèle énormément de choses sur le monde des morts, ses rouages politiques et l'arrivisme de certains qui, même dans la mort, sont prêt à tout pour rester riche et assouvir leur soif de pouvoir. Les années 3 et 4, bien que plus courtes (mais un CD, ça ne fait que 700 Mo) nous délivre la clé de l'histoire en douceur, sans gâcher le plaisir du joueur et en lui laissant un bon souvenir de ces heures passées à résoudre les énigmes.

Mais alors, le must de ce jeu, ce sont certainement les personnages. Chacun a son rôle et a évidement un rôle à joueur (quoique, "évidement", avec les PNJ inutiles à foison d'aujourd'hui...), mais chacun a été développé avec amour par les studio LucasArts. Et ça se sent. Déjà, le style est très particulier : tous sont morts et sont donc... des squelettes! Cependant, qui a déjà vu un squelette parler, faire des blagues amères, froncer les sourcils, pleurer ou même éprouver de l'amour? Et bien là, vous allez être servi. Et tous les styles possibles et imaginables y passent : de l'avocat vereux au capitaine mélancolique en passant par la photographe survolté et le révolutionnaire au cœur pur.

Les énigmes ne sont pas toujours évidentes (surtout celle des outils pour les abeilles ouvrières), mais le jeu en vaut la chandelle.

Grim Fandango est à découvrir, à redécouvrir et à faire découvrir et malgré les éventuels problèmes de compatibilité, il tourne sous Vista (Pour Seven, c'est à voir). Un chef-d'œuvre.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 425 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Nic0las Grim Fandango