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Les Chevaliers de Baphomet : La Malédiction du... sur PC par Ozmaestro

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Après un troisième et un quatrième épisodes peu convaincants, notamment avec le passage à la 3D, nous n’espérions plus retrouver un jeu à la hauteur des deux premiers épisodes. Mais Charles Cecil ayant eu vent des demandes des fans…c’est donc un retour aux sources qu’il nous propose.

Tout d’abord notez bien que ce premier chapitre de Broken Sword 5 ne constitue pas le jeu entier (environ 6h de jeu sans interrompre aucun dialogue), mais est un fragment, une introduction en quelque sorte, la suite n’étant prévue qu’en janvier 2014 : ne le jugeons pas trop vite, donc, cette note n’est pas définitive.

Mes premières impressions sont assez bonnes, bien que mêlées à une certaine déception. Nous retrouvons ce qui faisait le charme des deux premiers épisodes :
- Des décors en 2D. On retrouve des cadrages, des vues, des angles et des couleurs qui faisaient le charme visuel d’antan mais en beaucoup plus fin, un travail artistique qui touchera davantage les fans. On retrouve un bar parisien, une galerie d’art, la rue Jarry ! L’appart de Nico ! Même à Londres on retrouve parfois cette ambiance de lieu reculé (un atelier avec une petit cours jonchée de déchets, ça rappelle volontiers les quais de Marseille de BS2 dans l’atmosphère, même si les lieux n’ont évidemment rien à voir).
- Une interaction avec ces décors : comme autrefois, et comme bon nombre de point-and-click, il faut fouiller les lieux, assembler des objets entre eux, etc. Adieux les puzzles de caisses des épisodes 3D…ouf.
- Les doubleurs des premiers épisodes sont de retour…quel bonheur d’écouter la voix française de George ! Les dialogues, quant à eux, ne sont pas mauvais loin de là, ils gardent même l’humour que l’on connaît de la série…mais pour ma part je trouve qu’ils sont moins caustiques qu’avant, moins tranchants, moins percutants, et cela a à voir avec l’écriture des dialogues et pas vraiment les voix, mais cela a aussi à voir avec l’interaction des objets. Dans les deux premiers épisodes il y avait beaucoup plus de réflexions affligées de George quand on cliquait droit sur un objet, ici c’est assez limité et on sent que George est devenu un gentil garçon et qu’il est moins défaitiste, moins cynique. Même les dialogues sont assez expéditifs, je n’ai pas souvenir d’avoir entamé une conversation avec un personnage en savourant chaque phrase, même s’ils sont plutôt plaisants.
- Les musiques, ça reprend quelques morceaux des anciens épisodes très appréciables. A noter qu’on a droit à ces petits morceaux qui s’ouvrent quand on résout une énigme. Toutefois ces morceaux signe salvateur d’une progression n’ont pas le même impact dans BS5 pour la simple et bonne raison que les énigmes sont TROP SIMPLES !
- Les énigmes sont en effet sont trop simples, bien que dans l’idée elles s’apparentent plus aux deux premiers épisodes qu’aux deux derniers. Très dirigiste, le jeu nous prend la main constamment. Fini cette époque où l’on pouvait passer une heure sur une énigme, à tourner en rond sur plusieurs tableaux, à combiner pleins d’objets, à fouiller les décors : ici c’est très simpliste.
- Énormément de références aux anciens épisodes (pour n’en citer que quelques-uns sans rien spoiler : une lampe déco très caractéristique de BS2 dans la maison du général sud-américain ; Laine, le fameux monsieur en forme de poire avec un triple menton ; sergent Moue, etc. Un retour à la carte de Paris ; au téléphone, etc.)

Concernant le scénario, il ne décolle pas vraiment puisque nous avons affaire à un premier chapitre qui nous ballade. On voyagera donc très peu (entre Paris et Londres). Mais plusieurs indices suggèrent qu’on voyagera bien davantage dans le chapitre 2. Une histoire de vol de tableau en lien avec les mouvements gnostiques. Bref, une histoire avec des barjots et un background judéo-chrétien-gnosien comme on aime.

Voilà, voilà, mon principal reproche concerne des énigmes trop simples (mais où est donc le plaisir d’en résoudre une ?!) et un humour moins tranchant, moins présent. Encore une fois il ne s’agit que du premier chapitre et l’effet de surprise que pourrait apporter le second chapitre n’est pas à négliger.

Il faut déjà saluer la volonté de Charles Cecil d’écouter ses fans et de bien faire. Parfois maladroit, parfois hésitant, mais globalement j’ai eu plaisir à y jouer.

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