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Ōkami HD sur PlayStation 3 par Omelette-aux-Blettes

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Version PlayStation 3

Okami est sans aucun doute l'un des meilleurs jeux vidéo jamais créés. Il se peut que vous vous disiez que j'exagère dans mes propos, mais non je pèse mes mots.

Les graphismes, un donneur de leçon aux jeux d'aujourd'hui.

Un portage d'un jeu PS2 avec un « simple » lifting HD, ça vous rend perplexe ? Pourtant avec ses graphismes en cell shading offrant à l'univers des couleurs et une beauté hors norme, le jeu n'a pas vieilli d'un pouce par rapport à sa version d'origine et se permet même, encore aujourd'hui, à nous infliger une baffe graphique comme on en a rarement reçu.

Quand Ama contemple le village...

Soyons honnête, au début on peut être rebuté de certaines choses comme cet effet flouté/doublé aux environnements et aux personnages. Mais on y prenant l'habitude on y fait absolument plus gaffe et on se bluffe assez facilement par ces décors haut en couleur, le jeu n'a vraiment pas à rougir face aux jeux plus récent, et que dire de ses grains sur l'écran comme ci que nous vivons dans un parchemin ? Les décors, les lieux et tout ça sont superbement bien dessinés, la direction artistique est irréprochable. Finalement le seul truc reprochable au niveau visuel est sa distance d'affichage qui se limite à quelques mètres seulement pour les objets (le studio aurait pu profiter de cette version pour améliorer ce problème technique). Après les graphismes suffissent-elles à elles seule pour nous émerveiller ?

Des musiques traditionnelles et enchanteurs

Rien de mieux qu'une bonne bande-son pour accompagner la merveilleuse direction artistique qu'offre le titre. Que dis-je ? Une excellente bande-son ! Les musiques sont d'une beauté rarement égalées. Du grand art. Vous ne serez pas étonné de parcourir les plaines, les plages et lieux enneigés sans objectifs particuliers rien que pour savourer les mélodies sublimement composées.

Et si vous pensez qu'il faut aller à tel endroit pour apprécier telle musique, détrompez-vous ! Après le scénario terminé, un bonus dans le menu titre vous permettra de choisir n'importe quelle musique du jeu pour l'écouter soigneusement dans votre salon. Pas mal, non ? Les graphismes, les musiques... mais à côté de cette enveloppe aussi incomparable soit-elle, que vaut l’œuvre dans le fond ?

Un univers folklorique entre mythes et légendes

Le jeu nous plonge efficacement dans la féerie japonaise (ou plus globalement asiatique). On nous mélanges les mythes, les contes les légendes et autres histoires dans ce même chaudron nous donnant un univers complet, décalé et unique en son genre. Un jeu qui nous mentionne aussi bien Orochi que la princesse Kaguya, en passant par la l'arche de Yamato sans oublier les 8 chiens du clan Satomi... nombreuses sont les inspirations, et cette mythologie vous accompagnera tout au long de votre périple, ce qui est génial sachant que le folklore japonais est globalement très peu mise en avant dans le monde vidéoludique. Qui de plus là, est mise en avant de façon particulièrement originale (pleins de contes et légendes qui n'ont rien avoir entre eux se mélangent dans une même et seule histoire).

Nous contrôlerons la louve Amaterasu, déesse du soleil et nous aurons comme compagnon Issun, petit être, peintre et pervers... mais pratique. Un habitant d'un village du Nippon a volontairement enlevé l'épée de la Lune de sa caverne, dégageant les chaînes qui empêchaient Orochi, un monstre maléfique, d'y sortir après avoir été vaincu 100 ans auparavant. Lors de la célébration du centième anniversaire de cette victoire, le Nippon est submergé par les ténèbres...

Je n'en dis pas plus et il manque pas mal de détails sur ce que j'ai pu évoquer. J'espère tout de même que cela attise votre curiosité. Au premier abord le scénario peut s’avérer banale. Une déesse qui aura pour bute d'y mettre la lumière dans son pays en combattant le grand démon maléfique. Mais l'histoire ne s'en tient pas qu'à là. Après ce qu'il faut surtout retenir dans cette œuvre n'est pas seulement son synopsis, mais l'ensemble de l'aventure. Ce conte qui en recueille d'autres, ces lieux magiques et resplendissants, ces moments inattendus et sa narration parfois drôle et touchante, puis ces villages dont on aimerait y vivre.

Effectivement on s'habituera assez vite de Papy Mandarine, sa femme, du grand-père Bambou et du clan des moineaux, pour ne citer qu'eux. Un univers merveilleusement enrichie par ses quêtes annexes, minis-jeux mais aussi ses habitants comme j'ai pu le dire précédemment, un univers que l'on ne se lassera pas découvrir et de redécouvrir. Mais si le scénario s'avère très bon, qu'en est-il de l'aventure manette / PS Move en main ?

Une jouabilité simple, efficace... et originale !

La grande originalité du jeu se tient sur l'arme d'Amaterasu : le pinceau céleste.
Ce pinceau vous servira à réaliser pas mal de choses. Il vous permettra à découvrir de nouveaux endroits (en brisant l'obstacle qui vous bloque le passage, en construisant le passage maquant...), à interagir avec l'environnement mais aussi à l'utiliser en plein combat ! (bon j'en passe, ce pinceau peut faire tellement de choses en réalité, après ça sera à vous de découvrir les pouvoirs qu'il réserve)

Pour les combats, ça se fait sur le système suivant. En parcourant un lieu « sauvage » où prônent des monstres méchants, vous y trouverez dans votre chemin des parchemins volants. Si vous embrassez l'un d'entre eux, cela enclenchera un combat avec un ou plusieurs ennemis dans une arène (les mécaniques de jeu changeront alors à cet instant passant du monde exploration au mode combat). Donc dès que vous devez affronter quelques spécimens maléfiques, si Amaterasu dandinait joliment son derrière dans un lieu ouvert, sachez que durant le combat vous serez encerclé vous évitant d'aller plus loin afin de vous concentrer sur vos adversaires (pas d'inquiétude, vous pourriez toujours fuir le combat grâce aux fenêtres de lumières). Pour combattre, le jeu vous propose une gamme d'armes. Il y en a au total trois types d'armement (le rosaire, le miroir et l'épée) et chaque type dispose de plusieurs armes que vous découvrirez au fur et à mesure de l'aventure (soit après avoir vaincu un boss, soit en l'achetant dans un magasin). Ces armes pourront être combiné afin qu'elles puissent offrir une utilité nouvelle jusqu'à là (comme le bouclier). La grande innovation réside bien évidement sur le pinceau céleste offrant une multitude d'attaques aussi nombreuses que variés ! (par exemple en y mettant quelques plantations en plein combat perturbant les ennemis, mais aussi en brisant la carapace de vos adversaires par magie ou encore lancer des attaques plus destructrices en y faisant apparaître une bombe ici et là).

Le pinceau céleste ne vous offrira cependant pas de la magie de façon illimitée pour ne pas y en abuser. Il faudra donc faire attention à vos pots d'encre (aussi bien en combat qu'en exploration). Cependant le jeu vous permet d'améliorer certaines choses au cours de votre voyage, comme le nombre de pots d'encres, la vie ou encore la bourse. Mais aussi les armes. Pour cela il faudra tout simplement se munir d'argents, qu'ils faudra récolter soit en vendant des trésors, soit en combattant des démons. L'argent servira aussi à acheter (et apprendre) de nouvelles techniques de combat entre autre. Une évolution constante, mais pourquoi ?

Plus c'est long, plus c'est bon...

L'aventure est assez longue et avec les petites choses à côté elle s'avère encore plus longue. Si l'histoire principale se compte sur environ 40 heures, elle en est pas moins ennuyante. Au contraire ! L'histoire regorge de rebondissements et on ne cesse d’apprendre de nouvelles choses afin de titiller toujours plus notre cerveau et à continuer. Alors certes on n'a pas tous le temps nécessaire pour qu'on puisse s'aventurer dans un tel jeu. Mais si vous êtes fan de séries, dites-vous que c'en est une et faites vos propres épisodes. Ce jeu mérite clairement d'être fait !

En lien avec la phrase ci-dessus (plus c'est long...), il faut savoir qu'un jeu ne se juge pas vraiment sur sa durée de vie (sinon tous les courts-métrages et films d'1h10 je leur plombe un 1/10), mais sur son expérience de jeu (regardez Journey, deux heures de pur bonheur!) et sur cette idée Okami excelle à son tour.

Et en quelques mots ?

Okami est bien plus qu'un simple portage HD , elle inclus non seulement le contenu de la version PS2, mais s'offre aussi les mécaniques de jeu de la Wii. Sauf qu'au lieu d'y jouer avec la Wii-mote respectivement, ici vous aurez en votre possession la PlayStation Move de Sony. Le tout enrobé par un joli lifting mettant l’œuvre au goût du jour. Bien sûr on vous laisse le choix entre ce gameplay et celui de la manette. Nous savons tous que le jeu n'a pas eu le succès mérité lors de sa sortie sur PS2, alors plus d'excuses si vous ne possédez pas celui-ci. Il est dans votre devoir de le faire ne serait-ce au moins une fois dans votre vie.

Okami HD est magnifique, émouvant, drôle, superbement bien composés avec une jouabilité originale. Que demander de plus ? Peut-être aurait-il été meilleur s'il avait dans son sac un mode de difficulté plus élevé (et ainsi une partie +), car effectivement le jeu est trop facile d'accès, ce qui est bien pour plaire aux plus jeunes d'entre eux, mais certains joueurs auraient préférés le refaire dans ces conditions (surtout pour terminé le jeu à 100%).

[Prochainement je le testerais avec le PS Move et j'en dirais quelques mots]

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