Un Khajiit dans la glace.

Avis sur The Elder Scrolls V: Skyrim sur PC

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Version PC

Après Morrowind, après Oblivion, voila Skyrim une nouvelle terre plus au nord, au frais, au froid. Pour les joueurs d'Oblivion, il n'y aura pas de grandes surprises, clone réfrigéré du précédent opus, plus casual et sans évolution.
Evolution et non amélioration. Absence de prise de risque et une volonté toujours plus grande de ratisser large, n'ont pas réussi à tuer le jeu. Il faudra pourtant que cette franchise cogite et travaille à son renouveau. La version MMO n'est sans doute pas la bonne piste, espérons que The Elder Scrolls n'en soit pas blessé trop sérieusement.

Il manque à ce RPG la possibilité de bousculer le monde dans lequel on joue, et d'être bousculé à son tour. L'impact des actions entreprises par le joueur est presque totalement absent, les décisions, les choix, sont injectés à doses faméliques, tant que l'immersion ne semble jamais vraiment la, malgré une ambiance soignée dans un cadre réussi. Plus les heures de jeu s'écoulent et plus l'impression de jouer à un hack and slash ou nous nous sentons un peu seul. Sans réclamer une révolution, il y a la place de faire beaucoup mieux.

L'IA ne rattrape pas ce manque d'évolution, les PNJ paraissent tous un peu lent. Comment ne peut pas être surpris de voir un ennemi découvrir deux de ses amis avec des flèches dans la gorge, partir à la recherche de l'odieux assassin puis s'arrêter faute de piste en déclamant : "ce n'était sans doute rien". Rien, rien, rien… rien que deux cadavres encore chaud criblés de flèches. Ou ne pas être déçu que certaines bonnes idées n'aient pas été achevé. Comme ces trois mercenaires qui vous sont tombés dessus dans un village perdu, vous obligeant à vous défendre. Fouiller les méchants et s'apercevoir que c'est la marchande qui les a payés car vous aviez pris sans payer deux ou trois de ses fournitures. Votre sang ne fait qu'un tour, vous voulez vous venger aussi, alors vous allez la voir, et… Rien. Elle vous a oublié, même pas surprise de vous voir vivante, elle vous accueille comme à chaque fois. Impossible de débloquer une nouvelle conversation pour lui demander des explications, lui dire que sa solution était un peu trop niçoise, ou encore la voir se trainer au sol vous suppliant de l'épargner. Non rien de tout ça, vous perdez donc votre désir de vengeance sanguinaire, totalement refroidi par un mécanisme du jeu inachevé, la flèche reste dans votre carquois et la boutiquière en vie.

Pour le gameplay, il n'y a que peu de changement. Une refonte des points de compétences, moins complexes, mais permettant toujours de faire un archer furtif en armure lourde envoyant de-ci de-là une boule de feu. Comme avec ces ancêtres, Skyrim permet toujours de faire des personnages extrêmement forts, peut être trop forts. Le danger est de ne pas résister à cet appel à la toute puissance et finir par se lasser face à une absence de difficulté. C'est le cas de la furtivité poussé à son maximum qui permet de rester invisible à dix centimètres des yeux de l'ennemi, même avec une flèche entre les fesses, il peut continuer à se frotter à vous sans vous voir.

Je regrette un bon nombre de bug, pas trop handicapant grâce au chargement de sauvegardes plus anciennes. Il est quand même regrettable d'avoir à recharger par trois fois sa partie, suite à trois bug dans les trois dernières étapes de la quête principale. L'interface des menus est assez mal foutu et la sélection des sous catégories de l'inventaire assez aléatoire dans le résultat que vous obtenez en cliquant dessus. (Sortie de l'inventaire ou entrée dans la sous catégorie sélectionné)

Skyrim reste un bon jeu, même un très bon jeu pour qui n'a pas joué à Oblivion ou Morrowind. Mais il n'en demeure pas moins un manque d'évolution pour proposer une réelle nouvelle expérience, ce qui devrait être la base d'un nouveau jeu.

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