Les champignons ça craint.

Avis sur The Last of Us sur PlayStation 3

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Version PlayStation 3

Dans un monde ou l'humanité (les États-Unis quoi) a été décimée par un champignon (si si c'est pas une blague le cordyceps préfère notre cerveau à la foret pour s'épanouir), Joël le barbu contrebandier va devoir escorter Ellie, une jeune fille adorable au langage de charretier, qui est bien sûr le seul remède pour sauver le peu de gens non-infectés qui vivent entassés dans des zones de quarantaine.

Si le pitch de départ est assez bateau, le jeu de Naughty Dog est surtout epic par le road trip qu'il fait vivre au joueur : on traverse les États-Unis au fil des saisons, tout en s'attachant fortement aux deux protagonistes qui vont nouer une relation de plus en plus étroite au fil de l'aventure. C'est cette relation entre ces .. fortes personnalités qui fait la force de l'histoire et qui nous donne envie de continuer, à l'instar d'un Walking Dead avec Lee et Clem.
L'autre point fort est la qualité graphique des environnements que l'on parcourt tout au long du jeu : les p'tits gars de Naughty Dog ont sollicitées au maximum les capacités de nos consoles, et on a ici pour moi le plus beau jeu de la PS3 (sur bobox à vous de voir), que ce soit les rayons du soleil qui passent entre les arbres, les détails des personnages ou une épave de bateau échouée en bord de mer, on reste assez souvent sur le cul devant les environnements.
Ceux-ci sont d'ailleurs toujours pensés en fonction du gameplay. En effet, si Joël est un real badass, il est plutôt conseillé de rester à couvert et de distraire les ennemis pour les neutraliser un à un plutôt que foncer dans le tas l'arme au poing, arme d'ailleurs pour laquelle vous aurez peu de munitions (dans les modes de difficulté élevés), même si une fois habitué on enchaîne les headshots et les finish moves à coups de briques et bouteilles, ce qui permet généralement d'avoir une bonne réserve de munitions. Ainsi les "arènes" dans lesquelles se déroulent les combats sont remplies d'éléments derrière lesquels Joël peut se cacher pour contourner les ennemis, et même si les mécaniques et la mise en place se répète, le choix des éléments permet de ne pas avoir l'impression de refaire sans cesse la même chose, ou alors pas trop.
Mais si l'IA des Infectés et des humains est assez efficace (on oublie le passage dans un couloir étroit ou on étrangle 3 infectés à un mètre de distance chacun sans que ça n'inquiète celui de devant), même si quelques aberrations demeurent : si vous alignez des ennemis à un endroit, cela n’empêchera pas les autres de venir se faire éliminer exactement de la même façon par exemple. Aussi l'aspect survie ne semble pas toucher vos ennemis qui ont eux des munitions à profusion et peuvent vous aligner pendant 5 minutes sans soucis, alors que vous aurez galéré pour remplir un chargeur; ce à quoi nous pouvons aussi ajouter une absence de dégâts localisés (à part les HS) ce qui est assez dommage pour un jeu aussi immersif.

Mais malgré ces quelques soucis, on plonge allégrement dans l'aventure, on adopte des réflexes de survivant (c'est-à-dire on fait le crevard à chercher des ressources partout), on prend part à l'évolution de la relation entre ces deux personnages déjà cultes que sont Joël et Ellie, le tout servi par une ambiance extra permise grâce à une qualité graphique rare et une bande son qui déchire sa race le lapin.
Bref, un jeu référence avec de rares imperfections qui seront, on l'espère, corrigées dans un deuxième opus !

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