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A part que je vais plus dormir pour 3 jours? Superbe!

Oeuvre célèbre pour son contenu très répulsif, j'ai été attiré à ce visual novel par le nom du scénariste: Gen Urobuchi, the Urobutcher ou comme je trouve que ça passe mieux en français: l'Uroboucher. Comme le gros fanboy que je suis, j'ai donc sauté dessus. En plus la lecture étant annoncée en 6h et ayant justement une aprem devant moi, c'était parfait non?

Sakasaki est un jeune homme qui vient de réchapper à un grave accident où sont morts ses parents. De graves lésions au cerveau ont obligé les médecins à utiliser un traitement expérimental qui a laissé un étrange syndrome au jeune homme: ses cinq sens et sa perception du monde sont détraqués, le plongeant en enfer. Les gens sont devenus des monstres informes, les environnements sont des amoncèlements de tripes, les odeurs et les gouts sont atroces, bref l'enfer complet. Jusqu'à ce qu'il rencontre Saya, une mystérieuse jeune fille qui lui apparait normalement...

Bon premier point: ce jeu est atroce, infâme, te fera faire des cauchemars ou au moins te perturbera un minimum. Merci du coup, si tu as moins de 18 ans ou que tu es trop sensible, de ne pas chercher à voir cette oeuvre. Sans déc, n'essaie pas.
Dès le début, il est clair que Saya n'est pas humaine. C'était grillé à 40km et j'ai été heureux de voir que le scénario n'a pas fait durer le suspens sans toutefois jamais nous révéler sa nature exacte. Toujours est-il qu'elle est atroce et que ses états d'âme ne correspondent pas au mode opératoire humain. Etant la seule accroche de Sakasaki à la réalité et celui-ci étant rebuté par les hommes, il est clair que ce que nous allons suivre est sa lente descente aux enfers, un peu comme dans un roman de Lovecraft. Et ses actes sont clairement atroces aux yeux de la morale humaine mais dans son monde, le sont-ils toujours?
L'histoire nous place tantôt dans la peau de Sakasaki, tantôt d'un de ses amis et nous avons donc deux visions du monde si bien que rien n'est manichéen ici. Si on désapprouve les actes de Sakasaki, on ne peut étrangement qu'avoir de l'empathie pour lui et pour Saya, étrangers perdus dans un monde inconnu et jamais leurs actes ne paraissent atroces de leur perspective. Quand on passe du côté de l'ami de Sakasaki, on retrouve la logique humaine. Ainsi personne n'est bon ou mauvais en fin de compte ici et on ne peut pas spécifiquement haïr un des deux partis malgré les visions d'horreur auxquelles on a droit. Et le plus étrange, c'est que c'est cette horreur qui nous compte une douce histoire d'amour...
Le jeu est plutôt court, j'ai du le lire en 5h en faisant les trois routes. Les routes sont d'ailleurs très simples à prendre: y'a deux choix dans tout le visual novel. Pensez donc à sauvegarder, toutes ces routes valent la peine d'être lues. Et il n'est pas bâclé puisque chaque conclusion est propre et parfaite.
En fait, le seul gros défaut outre le côté loli de Saya fait pour un certain public et qui ne m'a jamais accroché... Ce sont les scènes hentai. Alors oui elles servent clairement l'oeuvre, que ce soit pour nous faire comprendre les mentalités de certains ou nous faire éprouver du malaise mais je crois en avoir compté 6-7 en 5h. Fate, c'était 2 en 20-30h de lecture en comparaison. Et c'est chiant quand tu lis dans le salon de sauter sur ton raccourci clavier "couper le son" et de tourner d'un coup de 90° pour que ton entourage (maternel à ce moment) ne voie pas les charmantes images qui ornent ton écran.

Et c'est con de couper le son pour une OST aussi bien dans le ton (mate la transition). Les musiques d'ambiance collent très bien à la lecture. Ce serait juste cool qu'elles ne se gravent pas dans mon esprit merci.
Pour les visuels, le style graphique est réaliste, pas d'oeil de la taille d'un poing et ça ne fait que renforcer l'ambiance. Ambiance servie par une palette de couleur très orientée sur le rouge et bien exploitée.

Perturbant et atroce tout en restant beau, c'est comme ça que je définirais ce visual novel. En principe, je n'aurais pas osé le recommander mais devant un tel chef d'oeuvre, difficile d'hésiter. Merci du coup à Despair Paradise et la team NNUUU qui nous ont offert une excellente traduction dont voici le lien. Bonne lecture!

Erwann_Lacroix
9
Écrit par

il y a 6 ans

1 j'aime

1 commentaire

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muche
9

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