Après un premier épisode convaincant et réussi mais loin d'être parfait, je m'attendais a une suite qui franchisse un cap : au bout du compte, j'ai pu profiter d'un jeu encore réussi mais très (trop ?) similaire à son prédécesseure. Intrigue répétitive mais toujours forte en émotion, gameplay équilibré, esthétique améliorée mais bugs encore bien présents...
Après un final dantesque, ce Requiem nous remet dans les pas d'Amicia et Hugo, les deux enfants des De Rune qui vont chercher à s'approcher d'une solution pour sauver le petit Hugo de son pouvoir terrifiant et surpuissant. Mais en 17 chapitres (assez long, voire trop long honnêtement), ils seront confrontés aux horreurs, a la violence et surtout à la déception. La déception, un thème important du jeu sans spoiler qui amène a une conclusion très puissante en émotions. Mais avant ce dernier acte très réussi, j'ai eu la sensation de refaire l'histoire du même jeu, mais pas dans le même ordre et avec des nouvelles têtes. Et cette redondance m'a rendu le jeu bien plus long qu'il ne l'est en réalité... Par contre, Amicia est un formidable personnage principal, similaire à la Ellie de Last of Us 2 dans un sens : combative, enragée, déterminée mais faillible, elle est pleine de force et d'humanité et permet de vraiment s'impliquer dans cette aventure.
Si le scénario a un petit gout de redite, c'est un sentiment similaire sur la question du gameplay. Mais c'est plus acceptable, il était déjà réussi dans le premier jeu, et il n'y a pas de raison de détruire totalement une recette qui marche. Mais la faire évoluer aurait été sympathique : si le premier jeu misait longtemps sur l'infiltration, cette suite propose une variante plus action avec de nombreux moyens de vaincre ses adversaires. Même si ça reste une option difficile, et heureusement. La partie « rat » du jeu met toujours sous une certaine pression, mais c'est aussi agaçant de se faire dévorer parce qu'un bout de pied touche l'ombre. Ces rats sont plus précis que la VAR en football...
Après, visuellement, cette suite est plus belle que son épisode Innocence. Ce Requiem nous fait balader dans des décors de la Provence d'une grande beauté, mais propose aussi les tréfonds de la Macula qui sont vraiment anxiogènes et ténébreux. Ce travail sur l'ambiance est toujours aussi efficace, le jeu de lumière pour bien installer les différents sentiments souhaités. La réalisation est aussi plus spectaculaire pour proposer des séquences bien plus fortes à l'écran et aussi à la manette. Mais, il y a quand même un souci latent : plusieurs bugs qui m'ont fait soit planter le jeu soit complètement bloqués sur certaines sections, bien énervant.
A Plague Tale Requiem est donc une suite qui, même si elle n'est pas meilleure, reste une réussite, définitivement. Plus violent, plus triste, plus beau, ce second acte est une aventure qu'il faut faire si vous aimez les jeux d'aventures, mais qui aurait pu être plus "évolutive".