(Critique V1.2 de la version PS1 sur émulateur PS4) -
Un des premiers jeux Playstation avec DUAL Shock analogue et faisant ressentir la douleur que notre héros a quand il a du mal à capturer des singes, et quand il explore de vastes zones géographiques et temporelles.
Si le scénario peut sembler atteindre des sommets un peu vite (un singe prend un casque d'intelligence laissé dans sa cage puis #ÇaTourneMal, les singes envahissent le monde et niquent le continuum spatio-temporel "menant ainsi à un risque de destruction pure et simple de l'univers ! Le Futur, Marty !", etc.), le gameplay et l'offre en matière de niveaux, gadgets et mini-jeux comblent tout à fait ces petits défauts d'écriture.
Parmi les gadgets pour capturer les singes, on a : un sabre laser, un filet, une hélice à main pour escalader les hauteurs, une voiture télécommandée, un gant à ressort, un lance-pierres, un radar, un sous-marin, etc. Et les niveaux sont tous faits pour avoir besoin d'un ou plusieurs gadgets, ce qui fait qu'il faudra souvent revenir dans des zones précédentes pour récupérer le(s) singe(s) laissé(s) derrières un peu à la manière d'un Metroidvania.
Et que dire des zones : d'abord assez préhistoriques (une vallée avec des dinosaures), glacées (dont les Thermes des Singes), puis plus historiques (dont la Grande Muraille de Chine, le Château à trucs médiéval européen), voire même étranges (on a l'intérieur d'une tortue géante avec L'Île de Dexter et on doit se battre contre des vers solitaires géant) puis plus modernes ou à thème (Specter Land et son parc d'attractions et son château dans l'espace !)
Rien à dire sur la musique techno (c'était la mode à l'époque), si ce n'est qu'elle sait être entraînante ou relaxante et on appréciera les défis posés par les niveaux (mais moins les Buzz Attaque car les deux premiers avec ledit Buzz sont assez hard), ou bien avec le système des couleurs des pantalons des singes à attraper pour savoir leur degré de difficulté (jaune = simple ; noir = brutal ; vert = en alerte ; blanc = rapide ; bleu = faible, par exemple).
Y a que la VF pas du tout professionnelle qui semble traduire littéralement une version anglo-saxonne (faisant des phrases niaises car semblant ni queue ni tête) et une difficulté parfois au pixel près qui va faire rager (heureusement que les versions émulateur permettent de rendre ça moins pénible).
Même si on s'y perd un peu parfois, jouer et rejouer à Ape Escape est jouissif et émerveille nos rêves d'exploration et d'aventure. Et que dire quand on a enfin capturé le boss final Specter, à défaut de débloquer autre chose que 3 mini-jeux, on aura au moins la satisfaction d'avoir tout remis dans l'ordre.