"Do you even know what the box is ?"
Prologue
Ubisoft, dans un élan de recyclage créatif digne d’un atelier d’art-thérapie pour actionnaires fatigués, a eu cette idée lumineuse :
"Et si on copiait Mark of the Ninja, mais sans l’inspiration, sans le rythme, et avec une couche de lore mal digéré ?"
Et voilà Assassin’s Creed Chronicles : un triptyque en 2.5D, une trilogie latérale pour les gauchers du gameplay, un spin-off qui se veut stylé mais glisse doucement vers l’oubli — comme un post Facebook de Berg.
Car oui, il y a une boîte.
Oui, elle est importante.
Et non, personne ne sait pourquoi.
III. Russia — Rouge sang et gris souris
Là, surprise : c’est presque bon.
Pas transcendant, pas marquant, mais disons… regardable.
Nikolaï Orelov, personnage déjà évoqué dans les comics (si, si), évolue dans une Russie post-tsariste, entre neige sale, révolution crasse, et décadence soviétique avant l’heure.
La direction artistique est magnifique : rouge, noir, blanc — comme un cauchemar constructiviste sur vinyle rayé.
Orelov manie un fusil à lunette, plante avec une baïonnette, sauve Anastasia qui se révèle (spoiler) mille fois plus intéressante que la totalité du cast indien réuni.
C’est le seul moment où la trilogie semble effleurer une idée, où Assassin’s Creed se frictionne doucement contre une ambition narrative.
Mais ça reste un frisson, pas une extase.
Verdict : 5.5/10
"I will never forget what you have done for me, Nikolaï."
Nous non plus, Anastasia.
Mais promis, on n’en parlera jamais.
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