Birth ("Naissance" en anglais) est un petit jeu à la fois cozy et glauque.
Il s’agit d’un point-and-click où le joueur doit résoudre des énigmes pour récupérer des morceaux de corps, avec pour objectif final de créer un ami et combattre la solitude.
Ce qui marque en premier lieu, c’est l’esthétique du jeu. Les personnages ont des crânes d’oiseaux flottants, détachés au-dessus des vertèbres de la nuque. Ils portent des vêtements normaux, mais leurs bijoux et décorations intérieures mêlent des thèmes forestiers, d’herboristerie, d’insectes et d’embaumement. Comme indiqué plus tôt : ce jeu est aussi beau que glauque. La musique, une série de reprises lentes, cozy et calmes de morceaux classiques (j’ai cru reconnaître la 7e Symphonie de Beethoven, par exemple), renforce cette atmosphère unique.
J’aime beaucoup l’esthétique, l’univers et le principe du jeu, mais est-ce que j’y rejouerais ? Probablement pas. La raison est principalement est liée au fait que le jeu tient relativement peu la main du joueur pour la résolution des énigmes. Dans The Vanishing of Ethan Carter, il n’y avait aucune aide, mais si on suit l’histoire et parcourt la carte attentivement, les énigmes sont trouvables et solvables relativement facilement. Ici, trouver les énigmes n’est pas le problème : c’est d’une grande facilité. Le vrai défi, c’est de les résoudre. Certaines m’ont semblé difficiles même après avoir compris le mécanisme. En comparaison, dans The Talos Principle, une fois que l’on comprend un mécanisme difficile, le puzzle se débloque, et l’exécution peut être technique, mais pas impossible. Or, dans Birth, il est impossible de sauter un puzzle, car ils permettent de débloquer les parties de corps, nécessaires pour l’objectif principal. Ces "récompenses" ne sont pas aussi nombreuses que dans The Talos Principle, donc on est coincé très rapidement. Comme ce n’est pas trop ma tasse de thé… Bon... Voilà.
Bref, Birth est un bon jeu, une pépite esthétique. Rien que pour cela, je recommande d’y jouer au moins une fois.