Découverte, près de vingt ans après sa sortie, de l’adaptation en jeu vidéo sur consoles 128bits du film d’animation Pixar Cars, premier volet. Film qui, pour ma part, se situerait clairement vers le bas de la liste de mon classement personnel des films Pixar, mais qui a su indéniablement trouver son public – en particulier les jeunes enfants adeptes de petites voitures en plastiques, la parfaite cible pour vendre d’innombrables produits dérivés. Alors, que vaut donc réellement celui-ci ?
Les créateurs du jeu vidéo ont ici fait le choix, justifié, de faire une sorte de GTA-like pour les plus jeunes situé dans la ville abandonnée où se déroule la majeure partie du film, dans lequel on incarne directement le héros, Flash, qui se contrôle comme dans n’importe quel jeu de voiture et manière plutôt intuitive. L’occasion d’y croiser tous les principaux personnages pour relever les quelques défis que chacun a à proposer - les cinématiques sont plutôt sympas, le fan-service est là.
Bon, bien sûr, ça ne vole pas très haut : une large partie de ces missions sont simplement des courses de voiture contre d’autres personnages, ça plus quelques mini-jeux rigolos mais pas très poussés. Le jeu manque malheureusement de variété, les circuits paraissent vites longuets et redondants, et le gameplay évolutif (on y apprend progressivement les dérapages, les sauts, l’aspiration…) ne suffit pas à relancer l’intérêt. D’ailleurs, le jeu est plutôt maniable à l’exception des dérapages, pas faciles à contrôler.
Et côté réalisation : le jeu n’est pas vilain mais un peu fainéant. Le terrain de jeu est trop restreint et les décors des courses manquent de variété – ce sont toujours les mêmes circuits dans la même ville délabrée. Mais la bande-son est plus que correcte, ceci dit.
Cars version PS2/Gamecube/Xbox ne s’en sort pas si mal que ça : au moins, le choix d’adaptation est cohérent, c’est plutôt jouable, et l’ensemble constitue une sorte de complément au film pas dénué d’intérêt. Mais le jeu est bien trop simpliste et lassant pour convaincre au-delà de son public cible, à savoir : les enfants de moins de 12 ans.