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le 23 sept. 2011
SuivreNerfs is over
Catherine, c'est l'histoire d'un jeu qui va mettre vos nerfs à rude épreuve. Vous incarnez le rôle de Vincent, presque trentenaire et légèrement pilier de bar qui va devoir faire un choix difficile...
Alors, je connais déjà le studio Atlus, et comme énormément de personnes sur Internet, pour leurs travaux sur la série des jeux Persona. Ayant déjà complété Persona 3 : Reload (que j'ai adoré !), commencé et joué une dizaine d'heures à Persona 4 : Golden, tout en m'intéressant de près à Persona 5 ainsi qu'à d'autres jeux, le studio Atlus ne m'est donc pas inconnu. Pourtant, j'ai dû parcourir Internet un certain temps pour faire connaissance avec ce jeu.
Tout d'abord, je dois dire que je salue premièrement le jeu pour son aspect beaucoup plus mature que les autres jeux du studio. En effet, même si certains opus peuvent aborder des thèmes profonds et parler d'amour, j'ai ressenti cette frustration que le studio n'allait pas assez loin, et qu'il se limitait pour plaire à un plus large public. On pourrait penser en premier lieu que le contenu mature vient principalement de scènes un peu olé-olé. Ce n'est pas complètement faux, mais le jeu aborde aussi des thèmes qui sont plus matures ; on suit tout de même l'histoire d'un trentenaire (alors que tous les MC de Persona sont des ados au lycée), qui traverse une période troublée dans sa vie amoureuse. Ici, on parle de tromperie, de responsabilité face à la maternité, des remords, des rumeurs, de l'acceptation, du pardon, bref, en général, du monde adulte.
J'ai particulièrement aimé les phases de puzzle, dans le monde des cauchemars, qui, plus qu'une simple épreuve pour accéder à la suite de l'intrigue, sont une métaphore, tout de même assez évidente, sur les remords et les doutes rongeant l'esprit de notre personnage Vincent tout au long de l'histoire. Ces phases font aussi écho à la vie réelle : Vincent, qui cherche des réponses, cogite en quelque sorte dans sa relation avec Katherine, voit apparaître, comme un envoi divin, la blonde sexy répondant au même nom que sa copine, mais avec un C. Alors, à partir de ce moment-là, on va se délecter des situations gênantes, des quiproquos que génère la double vie que mène Vincent. On va aussi apprécier les moments de beuverie avec ses amis, qui ont chacun leurs petites histoires, ainsi que leurs doutes et regrets à eux, et qui essayent d'aider tant bien que mal notre héros à travers son histoire de cœur.
Les métaphores et messages que véhicule Catherine sont certes assez évidents, mais efficaces dans leur exécution, sans être trop lourds, ni porter cet effet « pancarte », où tout vous est montré sans la moindre invitation à la réflexion. Les phases de gameplay pures s'emboîtent bien avec l'avancée de l'histoire et des cinématiques, créant un rythme assez fluide, dans un jeu relativement assez court (j'ai fini personnellement le jeu en 13 heures pour la Bonne Fin).
Le sujet de la tromperie est aussi assez rare dans le monde du jeu vidéo. Bien que je ne sois pas un très grand joueur, j'ai très peu entendu parler de la tromperie dans des jeux vidéo, même pour des Dating-Sims.
En bref, Catherine est pour moi un très bon jeu d'Atlus, bien abouti, drôle, captivant et respectant la patte graphique du studio, tout en portant à réflexion sur plusieurs sujets sociétaux et humains.
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Créée
le 28 août 2026
Critique lue 3 fois
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le 23 sept. 2011
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