Je définissais CKII comme le jeu le plus proche de l'utopie du jeu de gestion ultime. Huit ans après, CKIII ne fait pas mieux, mais il fait aussi excellent, avec quelque lissage et optimisation. Vous pouvez passer de CKII à CKIII sans refaire le tutoriel, et le jeu s'adresse à tout le monde : aussi bien aux fans de la franchise qu'aux débutants.
Il vous faudra quand même au moins 15 heures d'apprentissage si vous le découvrez pour la première fois, mais vous ne serez pas déçu (d'autant que pour une fois, il y a un vrai didacticiel). Toutes les mécaniques du jeu ne se cachent pas dans la phase d'adaptation et vous pourrez énormément jongler entre les aspects politiques et militaires du jeu (plus que dans CKII), sans compter que le développement des interactions entre les personnages (qui sont le fondement de CK) a énormément bénéficié des progrès en matière d'AI.
Dynamique et pas clunky pour un sou, c'est un jeu qui est un peu en layers, en "couches" : plutôt que de mêler ses différentes facettes ensemble comme son prédécesseur, CKIII laisse son autonomie à chaque mécanique et les fait s'influencer entre elles de façon très harmonieuse, contrôlable, mais suffisamment aléatoire pour ne pas donner l'impression qu'il se répète.
En somme, CKIII est un CKII optimisé, homogénéisé et de nouveau bien raccord avec son époque.
→ Quantième Art