Derrière ce titre bien nul, vous pouvez lire : PUTAIN, c'est DUR mais qu'est-ce que c'est BON.
Premier constat en lançant le jeu : la direction artistique est une vraie pépite, de même pour la bande son, on se sent tout droit immergé dans un court métrage de Popeye ou de Betty Boop, bref, on est dans un cartoon des années 30. Et ça, c'est la classe. Aucune fausse note de ce côté : les animations des ennemis/boss sont bluffantes, au point que l'on vient se demander si on est vraiment en face d'un jeu vidéo ou d'un vrai dessin animé.
Même remarque pour le character design, qui nous offre des personnages hauts en couleurs : une femme aéronef, un robot aux airs du Géant de Fer, et une sirène-médusa aux charmes fous (coup de cœur personnel !); y'a pas à dire, s'ils existent en figurines, je prend ! (Drôle, Funko a justement annoncé des figurines POP des deux protagonistes, day one mes amis.)
Mais alors, c'est bien beau tout ça, mais le cœur du jeu, c'est quoi ? Eh bien, avant d'avoir plus ou moins forcé la direction du jeu vers un pseudo platformer, le jeu était un boss rush pur, et c'est clair que ça se voit. Les niveaux plateformes (nommés run & gun), bien que agréables et parfois surprenants, ne sont qu'au nombre de 6 et restent beaucoup moins inspirés que les patterns des différents boss qui eux, pour le coup, nous foutent une grosse baffe à chaque nouvelle phase. C'est du génie, et plus que des boss, on a l'impression de traverser des niveaux entiers.
Le gameplay quant à lui est on ne peut plus simple : tirer, sauter, dash, parer. On dispose toutefois d'un magasin nous permettant de choper de nouvelles armes et des bonus. Sachez également que le jeu dispose d'un système de super : une barre de super vous permet de lancer un tir en EX, changeant selon les propriétés de votre arme (ça peut être aussi bien un HADOKEN qu'un Leaf Shield), et 5 barres de super vous permettent de balancer une Super Art (au nombre de trois dans le jeu), qui est l'équivalent d'une attaque ultime. Et en dernier recours, croyez-moi, ça vous change la vie.
Mais pourquoi c'est si dur du coup ? Eh bien, moussaillon, tu vois la barre de vie de Megaman ? Tu vois ses e-tanks bien utiles qui peut te stocker une barre de vie supplémentaire ? T'oublies. 3 coups. Par niveau, tu as le droit de te prendre 3 coups. Pas un de plus, pas un de moins. Sachez d'ailleurs qu'il n'y a aucun checkpoint : vous crevez, vous recommencez le niveau/boss (il est toutefois nécessaire de préciser qu'une fois maîtrisé et après une... disons, quarantaine d'essais, on peut humilier un boss en moins de deux minutes).
C'est rageant, mais qu'est-ce que c'est bon. Y'a pas à dire, c'est encore une nouvelle master piece dans l'univers des jeux 2D, que je vous recommande vivement ! Et s'il faut pactiser à nouveau avec le diable pour avoir une suite, on se revoit en enfer.