Un héros sans le moindre charisme qui se retrouve perdu dans l'espace dans un vaisseau en perdition bourré de monstres dégueulasses. Rajoutant à cela une histoire sans le moindre intérêt, le joueur n'ayant aucun sentiments ou attachement envers les personnages présentés...


En somme Dead Space est au départ prenant, de part son ambiance, sa qualité sonore ou l'on joue beaucoup sur l'idée du néant et de la proximité plutôt que de la vision, malgré que Silent Hill l'est déjà compris depuis longtemps. Plutôt beau aussi graphiquement, Dead Space joue sur le côté très américain, très blockbuster du film d'horreur en proposant des moments courts mais très intenses. Le problème dans Dead Space ne vient pas forcément de son gameplay ou de son ambition - malgré de nombreux défauts - mais de son scénario, incroyablement plat, sans envergure ni ambition. C'est mal écrit, téléphoné et surtout rébarbatif au possible, ce qui au final influe sur un gameplay à la base pas si dégueulasse. Dead Space est long, très long, il est interminable de par ce sempiternel besoin de faire croire au joueur qu'après une heure de jeu, il arrivera enfin à avancer dans l'aventure alors que non, il y aura toujours un obstacle en travers du chemin. Va débloquer ça, va réparer ceci, va chercher ça... entre ses allers-retours rébarbatifs et sa constante facilité à mettre des twists scénaristiques ridicules à chaque chapitre, le jeu devient chiant, et surtout interminable.


Du coup ça ne fait que mettre en exergue tous les autres défauts du jeu : son système de compétence ridicule qui fait miroiter au joueur nombre d'améliorations qu'on ne pourra jamais avoir et son gameplay lent, inadapté à certaines séquences basées sur le réflexe ou l'on se retrouve au final à tout le temps courir en rond en espérant que le monstre nous touchera pas parce qu'il nous reste une barre de vie. Chiant, rébarbatif et voulant se la péter en allongeant au maximum un scénario qui aurait tenu en quelques heures, Dead Space devient un vrai calvaire qu'on ne prendra même pas la peine de terminer.

Florian_Bodin
4
Écrit par

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le 9 juin 2013

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