Haaaa les survival-horror ! Bon disons le de suite, je ne suis pas un grand fan (ni un grand adepte) de ce type de jeux. Non pas parce que je n'aime pas avoir peur mais plutôt parce que j'arrive difficilement à avoir peur, et pas seulement devant des jeux. Sursaut, stress, angoisse, malaises, rares sont les élus qui ont réussi à me faire ressentir ces sentiments (la série 24 est hors compétition). Bon ok, les survival-horrors aujourd'hui n'existent (quasiment) plus, souvent remplacés par ces fameux survival-action. Par ailleurs, je possède un talent inné pour réduire à néant n'importe quelle ambiance (Tétris pourra vous le confirmer). Tout cela m'amène à un jeu auquel j'ai pu jouer il y a peu de temps (oui je suis très en retard, vidéoludiquement parlant) dans lequel un joueur incarne un juif dans une situation plus que délicate.

Et promis, j'évite les blagues antisémites durant cette critique (ou pas) !


C'EST LA DERNIERE FOIS QUE JE PASSE MES VACANCES SUR L'ISHIMURA
Pour ceux qui n'auraient toujours pas compris de quel jeu j'allais parler, il s'agit de Dead Space, développé par Visceral Games et édité chez Electronic Arts (EA pour les intimes). Nouvelle licence de l'éditeur et sorti à la même période qu'un certain Mirror's Edge *larme*, il bénéficia du soutien de l'éditeur américain ce qui permit comme vous le savez tous de sortir la suite des aventures un peu rocambolesques de notre cher Isaac Clarke en janvier dernier. Mais revenons-en à nos nécromorphes !

Isaac Clark a été envoyé pour réparer le système de communication de l'USG Ishimura et découvre que le vaisseau est infesté de sales bestioles puantes, moches et bien coriaces. Ici, rien ne sert de faire des headshots comme dans les jeux du genre. Grâce à votre cutter laser - votre meilleur ami - il suffira de démembrer vos ennemis, de les regarder gigoter au sol, et de les écraser avec vos gros souliers. Une bonne utilisation de votre module de stase intégrée à votre combinaison d'ingénieur permettra de ralentir vos adversaires. Ca a l'air simple comme ça, mais que nenni ! Comme un gros blaireau, j'ai décidé de commencer le jeu dans une des difficultés supérieures. Quelle fut mon erreur quand je me suis rendu compte que je passais plus de temps à vérifier mes munitions qu'à avancer dans le jeu. Je redoutais le moment où je me retrouverais seul avec ma bite et mon couteau sans munitions face aux hordes de nécromorphes.


CA VA COUPER CHERIE !
Je ne m'étalerai pas sur le scénario qui est correct mais reste en même temps basique et sans grande surprise. Si l'on doit parler de quelque chose, c'est bien évidemment de l'ambiance générale qui règne dans Dead Space. Etant légèrement claustrophobe, je me suis senti ultra oppressé dans l'Ishimura, qui pourtant est un vaisseau gigantesque mais dont les couloirs et la plupart des salles sont étroites et peu propices à la fuite (un de mes passe temps favori). Du coup, je me suis chié dessus dans ces décors où le moindre bruit (même une mouche qui pète) vous fait sursauter. Surtout que ces satanés infectés peuvent surgir de n'importe où... Bon à force quand on voit une bouche d'aération on se méfie mais plusieurs fois j'ai sursauté à cause de l'arrivée impromptue des nouveaux résidents de ce vaisseau maudit.

Dead Space fait également dans l'originalité en proposant des séquences dans l'espace qui sont aussi perturbantes que les phases de jeu dans l'Ishimura. L'expression « dans l'espace, personne ne vous entendra crier ! » n'a jamais été aussi vraie. A part le bruit vous indiquant la quantité d'air qu'il vous reste dans votre combinaison, tous les autres sons sont étouffés ou quasiment inaudibles. Sympa quand un nécromorphe arrive dans votre dos pour vous faire le cul découper en rondelles !


Dead Space est un très bon titre et un des rares survival horror qui m'aura fait autant flippé. Je ne saurai que trop vous conseiller ce jeu, à jouer de nuit avec un casque sur les oreilles pour profiter à 110% de cette immersion au cœur de l'enfer. Sur ce, je vous laisse, je crois que quelque chose rampe dans le conduit au dessus de moi !
Krystalwarrior
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le 18 sept. 2011

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