C'est moins de 200 Megaoctets et c'est tout,
c'est à peine 8 euros et c'est tout,
c'est une simple fenêtre windows et c'est tout,
c'est une bouillie de pixels hommage a l'ére 8bits et c'est tout,
c'est un panel de 4/5 couleurs digne d'une Gameboy Colors et c'est tout,
c'est quelques boucles courtes musicales ambiance chiptune et c'est tout,
c'est un defilement horizontale case par case singeant un Super Mario bros et c'est tout,
c'est un plateformer jouable à la croix directionnelle, un bouton A et c'est tout,
c'est un metroidvania sans upgrade ni power-up et c'est tout,
c'est un monde ouvert proportionné a votre investissement et c'est tout,
c'est une seule sauvegarde, un seul voyage, pas de game-over et c'est tout,
c'est pas de générique, de cinématique d'introduction mais un simple menu intra-diégétique et c'est tout,
c'est un gugus famélique qui marche, court a peine, saute et c'est tout,
c'est un jetpack comme unique outil et c'est tout,
c'est pas de mots, peu de texte et c'est tout...
Mais pourtant derriere cette simplicité de facade, se cache une experience bien plus profonde et complexe, titillant en permanence notre gout pour l'exploration et l'expérimentation, où les heures de jeux s'egrène vitesse grand V, hypnotisé par le mystère de ce monde, étonné par la richesse de son level-design, bluffé par la variété de ses mécanismes de jeux, amusé par les messages sous-jacents de son game-design. Où chaque découverte est une progression, où chaque silence est un dialogue intérieur, où chaque expédition est une introspection, où chaque biome est une interprétation personnelle, où chaque raté est une nouvelle connaissance, où la fin n'est peut-être que le début, où finalement la sobriété prouve que le trop est l'ennemi du bien et qu'elle amène à la grandeur et c'est tout.