Il y a des jeux qu'on a passé des heures à regarder en "Let's play", parce qu'on n'avait pas encore la possibilité d'y jouer nous-mêmes. Des jeux qui marquent par leur intensité, leurs thèmes, leurs scènes.

Je ne cache pas que j'ai eu une certaine émotion quand j'ai pu enfin acheter Detroit: Become Human et créer ma propre histoire, avec de multiples fins possibles. Certes, avec du recul, on peut se dire que certaines trames scénaristiques sont traitées de façon très simple, presque convenue (Markus qui devient le meneur de la Révolution sans qu'on comprenne trop pourquoi, le clin d'œil très appuyé aux droits civils des afroaméricains). Pourtant, ça marche. Il y a des scènes émotionnelles qui marchent mieux que d'autres selon vos propres sensibilités.


Connor et Hank est la section qui m'a le plus intéressée, avec les enquêtes et le rapport que le joueur choisit de construire entre le jeune robot et le lieutenant désabusé par la vie. Là aussi, les choix que vous ferez impacteront l'issue des deux personnages, une issue allant jusqu'au sinistre selon les embranchements suivis. J'ai aimé le fait que des choix semblant anodins peuvent déterminer l'issue en noir ou blanc (ou gris) des personnages.


Je lis parfois que l'histoire de Kara est presque futile à l'histoire. Je ne suis pas d'accord. Elle montre comment les trajectoires individuelles sont influencées par des décisions collectives. La Petite Histoire dans la Grande Histoire. Kara veut survivre, aspire à un monde meilleur avec Alice. Seul petit "bémol", le twist de cette trame narrative qui n'existe selon moi que parce qu'il fallait absolument qu'il y en ait un. Ce twist abaisse un impact émotionnel qui avait un grand potentiel.

Selon quelques embranchements, la façon dont vous mènerez la révolution aura un impact décisif sur le destin de Kara et Alice. On ne peut pas s'empêcher de ressentir soit du soulagement soit du remord selon l'issue finale.

Le système de jeu est sympathique, pas compliqué à prendre rapidement en main même pour des novices. Je trouve cependant que la caméra aurait pu être plus "fluide" pour avoir plus d'aisance pour se balader dans l'espace par moment. Les changements d'angle n'ont pas trop d'intérêt. Les QTE sont très faciles à réussir et ajoutent un peu d'action.


Detroit: Become Human m'a fait ressentir des émotions, m'a donné envie de recommencer plusieurs fois des sections par frustration ou curiosité. J'y rejouerai assurément dans le futur.

GeaiMoqueur
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le 6 août 2026

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GeaiMoqueur

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