Plutôt joli dans l'ensemble même si les animations des personnages sont robotiques, et la distance d'affichage assez faible qui gâche les panoramas lorsqu'on nous débarque en ville, Dishonored est un jeu coloré sauvé par sa direction artistique french touch.


Dishonored désamorce assez vite ses mécaniques de gameplay. On peut se pencher pour observer furtivement, regarder par la serrure... mais en moins d'une heure une compétence permet de voir à travers les murs, les ennemis ayant des cônes de vision rappelant Metal Gear Solid sur PlayStation One. Triste stagnation.

Le surnaturel ajoute les sauts téléportés et quelques autres pouvoirs qui semblent sortis de nulle part. Ça sent le cahier des charges, il faut des compétences à acquérir, des merdouilles à ramasser, des équipements à upgrader. Dishonored essaye de les justifier mais on sent sous le bel habit graphique un jeu assez banal, finalement.


Durant les chargements on nous conseille de sauvegarder souvent. C'est l'aveu d'un défi mal fagoté où, pour réaliser une partie "parfaite", il faudra souvent quitter et recharger la partie, et ainsi détruire l'expérience de jeu. Personnellement je joue comme je peux, en Normal, je ne m'occupe pas des trophées, de la collectionnite, donc je sauvegarde assez peu souvent.


J'essaye de rester discret mais je me retrouve souvent à buter du monde. Le jeu ne pousse pas à la discrétion comme un Hitman, pour la beauté du geste, mais à prendre des plombes à observer les rondes ennemies. Chiant.


Si on joue propre, ce sera pour le trophée ou obsession personnelle, pour une raison artificielle. Et ce n'est pas évident de jouer infiltration en vue à la première personne. Une vue à la troisième personne aurait été, il me semble, plus pertinente pour une vision globale de l'environnement.


Cependant la difficulté est bien faite (si on ne sauvegarde pas toutes les minutes), on roule sur le jeu si on ne veut que progresser mais si on veut jouer proprement c'est plus long à mettre en place et il faut beaucoup observer.


On doit réaliser des assassinats, des quêtes secondaires, qui nous font visiter des niveaux assez jolis, bien composés, avec un level-design assez grossier dans ses options mais bien emballé par la direction artistique. Le jeu se présente comme un faux monde ouvert, à la manière de Deus Ex Human Revolution, mais en beaucoup mieux fait, Deus Ex puant la ville artificielle.

Par contre récupérer des runes de ceci et des trucs de cela ajoute une couche à l'exploration de façon forcée et peu engageante.


L'histoire du jeu est un peu nulle. En intro on assiste à l'assassinat de la super gentille impératrice qui se soucie de son peuple et parle à son garde du corps avec beaucoup de familiarité, comme à un ami. Les enjeux sont affichés sans subtilité. On peut entrer quelque part, buter tout le monde, et discuter tranquille avec le PNJ du fond qui nous donne une quête annexe. En somme le scénario a quelque chose de robotique, lui aussi.


Dishonored aurait gagné à davantage lorgner du côté d'un Hitman dans une vieille Europe alternative plutôt que de proposer un challenge robotique façon Splinter Cell du pauvre. Les différentes options ne donnent pas envie de refaire autrement ou en mieux.


Senspascritique
3
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le 20 sept. 2025

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