Pourtant pas si fan que ça du dessin animé, les visuels en cel-shading incroyablement beaux et dynamiques me poussent à tester le jeu;
j'insiste, l'aspect graphique est proprement hallucinant, respectant et dépassant le trait original, se permettant même d'inclure les évolutions visuelles et les tics de trait entre early DBZ, GT, Super...
Étant joueur solo et vieux, je pensais faire un petit tour des persos et des coups spéciaux puis me lasser. Impossible à 40 ans de se mettre sérieusement dans un tel jeu.
Je lance le mode histoire afin qu'on me prenne par la main et force à goûter un peu tous les combattants.
L'enrobage n'est pas très engageant : au lieu de menus on a un hub clairement très orienté jeu en ligne, le système de maps et de progression est inutilement compliqué, et le début de l'histoire va sur tous les poncifs nuls de scénarios non-canon : tout le monde est ressuscité, on se bat contre des clones en palette-swap, les combats sont atrocement faciles et les tutos rachitiques, quel ennui, au secours. EN PLUS PAS D'AUTOSAVE ?!
Pourtant j'insiste malgré tout, vu que ça ne prend quasiment aucun effort et que je veux voir les autres persos.
Vers la fin de l'arc 2 je suis pris au jeu du scénar : l'antagoniste exclusif du jeu est plutôt très cool, le jeu a une tendresse affichée pour la seule période où j'étais vraiment familier avec DBZ (arcs Freezer et Cell), le ton est léger tendance fan service rigolo et les visuels me régalent. Survient alors un pic (un mur ?!) de difficulté quand les adversaires arrivent au level 30 ! Moi qui n'avais fait que bourriner jusqu'ici, sans même trop prêter attention au fait qu'on puisse parer.
J'aurais pu abandonner, mais par pure fierté je vais aller poncer le "défi combo" dans la section entraînement. Après avoir rentré quelques dizaines de combos très pointus pour mes doigts arthritiques, j'effleure enfin (de trèèès loin !) les mécaniques du jeu, qui n'en font pas qu'un festival coloré de button-mashing mais bien un jeu très technique et respecté en compétition !
J'ai donc pu revenir au mode story et le finir dignement, avant de me faire tous les "dramatic finishes", le cadeau des développeurs aux fans, permettant de reproduire les climax d'anthologie de la série.
Et voilà comment j'ai passé bien 30h - et avec grand plaisir - sur (le prologue d') un jeu qui n'était vraiment pas pour moi, sans toucher au multi qui est pourtant le main event.