Dying Light est le cas typique du jeu vidéo plaisant avec une manette à la main, mais qui ne vous laissera pas une grande empreinte par son histoire : le jeu réussi le principal avec sa nervosité et sa difficulté bien dosée, mais qui a pris un coup de vieux visuellement malgré sa relative jeune existence.
Prendre le concept du parkour et le mélanger avec une ville en pleine apocalypse zombie incontrôlable, c'est une idée assez excitante sur le papier. Mais ça semble aussi être un concept qui va difficilement offrir la place pour un bon récit : c'est le cas. L'histoire de Dying Light a ce petit côté nanar qui aurait pu être drôle. Mais que ce soit les dialogues ou les personnages, je n'ai jamais eu de quoi rire ou être excité. Au bout d'un moment, je n'étais même plus concentré sur l'histoire de Crane et des survivants d'Harran (je me rappelle quand même des noms).
L'histoire est totalement passable, mais on reste devant un jeu vidéo. Et Dying Light accomplit l'essentiel : être amusant à jouer. Le gameplay va vite, c'est plaisant d'enchainer les sauts et la grimpe d'immeuble en immeuble, le choix d'une vue FPS y est pour beaucoup. Cette nervosité offre plusieurs séquences d'action qui m'ont mis sous pression : trainer la nuit et se retrouver avec une poursuite au niveau max, ça fait monter le rythme cardiaque ! La grandeur de la map permet de se balader sans avoir le sentiment d'être limité, et le combat corps-à-corps demande une vraie concentration pour éviter d'être encerclé.
Même si le gameplay est fun et excitant, Dying Light m'a donné l'impression d'avoir pris un coup de vieux quand même. Vu qu'il n'a pas eu le droit a un patch next-gen, les jeux qui jouent la carte du réalisme visuel se bonifient rarement avec le temps. Mais c'est peut-être la nervosité du jeu qui rend plus difficile la création d'un environnement vraiment jolie, peut-être.
Même si son scénario est trop banal et son visuel fait un peu daté, Dying Light reste juste un jeu amusant et nerveux qui donne envie de faire du parkour (mais sans les zombies, s'il vous plait). J'ai envie de voir si sa récente suite arrive à surpasser ce premier volet, c'est tout à fait probable.