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Dans la grande quête complétionniste du genre Metroidvania, un jeu revient discrètement dans les discussions des connoisseurs. Ce ‘’hidden gem’’ ne révèle pas son éclat dans les pièces lugubres d’un...
le 20 juil. 2026
Dans la grande quête complétionniste du genre Metroidvania, un jeu revient discrètement dans les discussions des connoisseurs. Ce ‘’hidden gem’’ ne révèle pas son éclat dans les pièces lugubres d’un château hanté, ou bien en excavant un monde souterrain remplie d’insectes farouches. Non, il s’agit ici d’explorer une station spatiale abandonnée qui se révélera hostile. Et de Metroid, Environmental station alpha en tire sa substance. Cependant point de suffixe -vania pour qualifier l’expérience proposée.
Retour aux sources donc : les années 80 avec Metroid 1 sur nes. Quoi que de prime abord avec son style made in PICO-8, Environmental station alpha semble plus simpliste. À croire qu’on à même amputé ses octets, qu’on à taillé dans le code de sa source (Metroid) pour donner quelque chose de bien trop épuré.
Passé le scepticisme des premières images trouvées sur internet pour se donner une idée du bousin, je lance le jeu.
Et là le charme opère : une intro qui va à l’essentiel, mais surtout un premier thème musical -celui du menu- assez envoûtant. Et parlons-en de l’ambiance sonore : c’est retro bien entendu, mais c’est surtout atmosphérique et bigrement efficace. La suite de l’expérience vidéoludique diluera l’idée d’un jeu qui essaie de cacher un manque d’ambition derrière un parti pris rétro. En effet les graphismes ne sont pas un paravent pour masquer une pauvreté artistique. Au contraire, sans être non plus impressionnants, les biomes sont diversifiés visuellement. Ils se permettent même d’être évolutifs. Et ils contiennent assez de situations différentes pour constater que les choix n’ont pas été opérés au hasard. Le choix de la simplicité graphique semble donc plus correspondre à une volonté de lisibilité et de flexibilité.
Pour autant il ne faut pas se leurrer. Il s’agit d’un jeu essentiellement développé par une personne : Arvi Teikari (J’y reviendrai). D’où un design graphique épuré. Mais l’épure s’arrête là au final. La cause en est que le gameplay, quand à lui, évoluera avec certaines spécificités comme le grappin ou le dash (avec frames d’invulnérabilité). On se retrouve alors plus sur du Super Metroid. Sans compter que le premier Metroid était somme toute austère dans son exploration. Ici c’est mieux malgré des détours pas toujours heureux... Et puis on est moins lâché dans l’inconnu : différents ordinateurs vous permettrons d’obtenir des indices, ou de retracer les événement qui ont eu lieu dans la station spatiale (le fameux lore).
Du level design parlons-en justement puis ce qu’il s’agit d’un élément fondamental. L’exploration n’est pas toujours récompensée, en tout cas dans la première moitié du jeu. En effet il vaut mieux suivre les objectifs laissés sur la carte. Sinon on se retrouve devant le syndrome Silksong : c’est à dire peu ou prou de récompense pour un explorateur audacieux. En clair ça se traduit par des impasses, du genre on a pu traverser difficilement une salle hors des sentiers battu mais ça nous amène à une suivante dans laquelle il va nous manquer une capacité à cet instant T de l’exploration. Frustrant. Tant qu’à parler d’Hollow knight et de level design, le jeu ira jusqu’à lorgner du côté du sentier des souffrances
mais en mode toucher le moindre pique = mort
Personnellement j’en ai un peu marre des phases de plateforme vraiment hardcore. Ça m’avait déjà profondément saoulé dans Mio memories in orbit. Bref chacun y trouvera son intérêt en y testant son habilité et sa patience !
Enfin il y a plusieurs couches de gameplay. Les dernières sont cryptiques avec un jeu de piste contenant des messages codés à traduire et des manips précises à réaliser. Mais cela est indispensable pour obtenir toutes les fins. C’est ici qu’on peut y trouver une parenté, dans la volonté de solliciter les facultés cognitives du joueur, avec Baba is you : autre jeu (plus connus pour le coup) d’Arvi Teikari.
En outre des boss aux patterns de plus en plus redoutables et des situations de plus en plus hard vont poindre, influences obligent. Skill de rigueur donc, mais il existe un mode easy.
Alors en conclusion, il s’agit d’un jeu plus riche que ce qu’il laisse augurer au départ. C’est également un Metroid très sympathique mais pas indispensable non plus.
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le 20 juil. 2026
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