Fallout New Vegas, tu es laid comme un pou et aussi instable qu'une chaise à deux pieds. Tu as un début peu engageant et tu pues le mauvais FPS à dix lieues à la ronde. Tu es suffisamment buggé pour me ramener au bureau plusieurs fois par session.
Mais voilà rien de tout cela ne m'importe car tu es Mon Fallout. Je t'ai customisé jusqu'à la lie pour que le Mojave ressemble à mon imaginaire et à mes attentes, j'ai outrepassé ton aspect FPS pour me concentrer sur ce qui fait ta force et qui a fait de cette cinquantaine d'heure en ta compagnie une histoire unique : ta narration et ta liberté.
Aux oubliettes les talents de bourrin et bienvenue au Courrier charmeur, éloquent et intelligent. Tu t'es adapté à toutes mes lubies : l'homme le plus gentil du monde pour finir par devenir le plus grand traître jamais existé ; un avide marcheur toujours à la recherche d'un secret caché ou encore un enquêteur hors-pair qui ne se lasse jamais de découvrir l'histoire tragique des abris en hackant tous les ordinateurs visibles.
Et des histoires tu m'en as servis sur un plateau d'argent. De la trame principale avec plus d'embranchement qu'une voie de sortie de l'I-15 à ces abris si tragiques, chacun à l'ambiance si particulière et subtilement narrée. J'ai rigolé en lisant ces récits absurdes d'élection, j'ai pleuré en imaginant la vie sans la venue des Tox et j'ai sursauté au moindre bruissement de feuille.
J'ai rencontré des personnages tout en nuances et en ombres ne sachant jamais si mon aide était finalement si bonne que je le pensais. J'ai parcouru le Mojave avec des compagnons tantôt taciturne tantôt bavard mais jamais à court d'histoires.
J'ai fait du Mojave ma maison et de Fallout New Vegas ma vie et ils sont mien car je sais que personne n'aura la même histoire que durant mon parcours. Tu me manqueras mon Fallout.