Final Fantasy premier du nom reprend la formule de Dragon Quest II et l’améliore sensiblement sur pas mal de points.
On est ainsi aux commandes d’un groupe de quatre aventuriers aux classes différentes et complémentaires, ce qui va nous permettre de faire face de manière plutôt stratégique à des groupes pouvant comporter jusqu’à neuf monstres. On est très libre car on peut choisir les classes de ses héros parmi six possibilités différentes, et pourquoi pas avoir plusieurs membres (voire tous) avec la même classe.
Et, tout comme dans Dragon Quest II, l’aventure est plutôt linéaire dans un premier temps, et s’ouvrira de plus en plus, jusqu’à ce qu’on soit totalement libre de parcourir le vaste monde dans un véhicule adapté. Et, nouveauté super appréciable, une carte du monde est incluse dans le jeu et vous permettra à tout moment de vous situer sur la mappemonde.
La source de difficulté du jeu est différente, car si les combats sont moins ardus (malgré des attaques qui échouent trop souvent en début de partie), les conséquences d’un game over seront bien plus problématiques. Aucune seconde chance ne vous sera proposée, il vous faudra revenir à votre dernière sauvegarde. Toute la tension du jeu découle donc de la nécessité de ne pas mourir au milieu d’un donjon sous peine de perdre une grosse partie de sa progression. Et les sorts étant disponibles en quantité limité, Final Fantasy devient une course d’endurance dont les sorts seront le facteur limitant.
Des sorts bien plus variés que dans DQ II, qu’il vous faudra acheter au prix fort dans les différentes villes du jeu. Qui dit plus de sort dit bien évidemment plus de déchets, mais avoir plus d’options dans les combats c’est toujours une bonne chose dans un jeu dont le cœur reste les très nombreux combats.
Car là, pas de secret, l’encounter rate reste très élevé, et il s’agira encore une fois d’enchaîner des dizaines de combat en explorant les divers continents afin de devenir suffisament puissant pour la suite du jeu. Mais on progresse de manière très organique, sans farming, car la simple exploration vous maintiendra en permanence à un niveau adéquat (si vous n’utilisez pas de soluce, évidemment). Aucune solution pour éviter les combats de ne vous sera proposée, ce qui est un peu dommage car ça peut toujours être sympa en deuxième partie de jeu d’avoir un sort de repousse pour accélérer un peu le gameplay (notamment lorsqu’on revient dans des zone précédemment explorées).
Les combats ne sont pas toujours super bien équilibrés, avec des sorts anti-poison trop peu nombreux en début de partie et des combattant physiques pesant un peu trop lourd sur l’issue du combat. Bien trop souvent, votre moine et votre guerrier feront tout le travail, réduisant les magiciens à faire de la figuration (vu qu’ils réservent leurs sorts pour les boss).
Mais une des grandes qualités de Final Fantasy 1 est sa fluidité : on est peu bloqué, on progresse naturellement dans l’aventure (pour peu qu’on se soit muni d’un papier et d’un stylo pour noter les indices), bref on ne se retrouve pas dans les impasses de Dragon Quest II à base de « mais comment j’aurais pu savoir qu'il fallait faire ça, moi !!! »
Artistiquement c’est sympa, mais il faut reconnaître que tous les sprites ne sont pas aussi réussis (certains étant même franchement moches et illisible). On trouve déjà certains marqueurs de la série dès ce premier opus : la main dans les menus, la dégaine de certains personnages, la musique de qualité (j’adore le thème nostalgique de l’intro).
L’histoire est pas mal, même si elle est peut-être un peu trop perchée et compliquée pour pas grand-chose…
Mais force est d’avouer que le plaisir de jeu est bien présent, que le jeu forme un tout assez convaincant, et qu'il lance de plutôt belle manière la série.
15/20