Guerrier de la lumière, conseillé vente et clientèle rayon luminaire chez Ikea...ok c'était ma derni
Ce jeu est remarquable sur plusieurs points :
- il a sauvé Squaresoft de la faillite (sans quoi vous n'auriez pas eu votre épisode 7 bande de petits malandrins)
- il a posé les bases de développement qui créera progressivement les jeux que l'on a connu.
- c'est un RPG long et relativement hard lancé dans la veine de Dragon Quest, LA série RPG phare au japon (et ouai c'est pas FF là bas).
En temps que premier jet il a bien entendu quelques limites (par rapport aux standards actuels attention) :
- 4 personnages sans aucun background (ou très peu)
- peu de classes
- histoire minimaliste (bien contre le mal, so fresh)
La version NES a rencontré un excellent accueil parce qu'à l'époque les graphismes était révolutionnaires (notamment le character design), la musique extraordinaire (Nobuo Uematsu, What else comme dirait Georges) et une quête qui vous tient la mirette pendant de nombreuses heures. Au début du jeu vous choisissez la classe de chacun de vos 4 personnages et seront les mêmes jusqu'à la fin. Système de combat en tour par tour classique, ici pas d'influence de la vitesse du personnage et pas de barre d'ATB, juste chacun son tour (chacun son chemin, passe la mandale à ton gobelin).
Il pose les bases avec :
- La fenêtre d'action classique de FF apparaît avec les "Magie", "Objets", "Attaquer"
- Le système d'expérience en fonction des combats
- Les magasins "Inn", marchand d'armes et d'armures pour custom les personnages (Pimp my Axe dude!)
- Les quêtes, nombreuses et variées
Il sera amélioré :
- La version PSone dispose de quelques cinématiques ajoutées, de graphismes améliorés et d'un mode "easy" (foutage de gueule japanese style)
- La version GBA (bundle I et II) avec des graphismes entièrement remastérisés, une qualité sonore amélioré (bien que limité par le système audio de la gba), une difficulté moindre (comique de répétition) et un nouveau donjon (Soul of Chaos) où il est possible de croiser les monstres des opus suivants (et un bestiaire avec bonus offert une fois rempli).
Alors pourquoi 6... parce que final fantasy malgré tout ce qu'on lui doit est complètement dépassé par ses suites particulièrement du point de vue du scénario, chose que Squaresoft n'avais pas eu le temps de creuser pensant mettre la clef sous la porte.
J'encourage malgré tout les férus de RPG, les curieux et d'un point de vue général quiconque souhaite se rapprocher du monde FF, à tenter l'expérience.
Même avec tout ses défauts, ça n'en reste pas moins le point de départ de l'une des meilleures séries que le jeu vidéo a eu l'occasion de produire et rien que pour cela il mérite d'appuyer sur le bouton start...