Je me suis lancé sur le remake switch pour rattraper les grands classiques que j'ai manqué durant ma jeunesse.
Je crois comprendre que cet opus est un des préférés des fans mais a été mal aimé par le public, en raison d'un retour à un style graphique plus enfantin.
Coté graphismes justement, certes la résolution des décors pique les yeux aujourd'hui mais cela reste au top niveau direction artistique. C'est l'avantage de ces décors en image fixe (3d isométrique il me semble), cela ressemble à de belles peintures et vieillit peu. Ces décors sont également très variés, passant de la forteresse heroic fantasy à des décors beaucoup plus science fiction et poetiques.
L'histoire renoue avec le style médieval perdu lors des deux épisodes précédents, même si on lorgne vers le fantastique lors de la fin du jeu. Ce sont surtout les personnages qui sont très attachants, tous bien développés, et qui ont chacun leur petite quête personnelle à l'intérieur de la grande aventure. Beaucoup de mises en abyme également avec cette métaphore filée du théatre. Je dois avouer que ce tournant quasi philosophique sur la fin du jeu m'a un peu perdu, mais c'est un peu la tradition du rpg Japonais.
Le système de jeu est très classique, peut être un peu trop de nos jours. On est sur un tour par tour, attaques physiques, magiques, type d'éléments et autres altérations. Les équipements permettent d'apprendre des compétences qui peuvent être équipées. C'est du coup relativement profond, les options sont nombreuses, mais pas assez pour être passionnant. Les combats, même contre les ennemis lambdas sont intempestifs et très lents : les options d'accélération et de blocage des combats aléatoires de la version switch sont bienvenues et permettent de profiter du jeu de manière plus agréable.
Une note en définitive qui peut paraitre dure : la direction artistique vaut le détour mais le système de combat/équipement/évolution est peut être un peu trop basique pour y passer plus de 30 heures (ce qui est déjà pas mal!).