Alors que Final Fantasy XIII a particulièrement divisé, Square Enix cherche à rattraper le coup en proposant un jeu qui a pour but de corriger les reproches qui étaient faits. Dans mes souvenirs, Final Fantasy X était correct et Final Fantasy X-2 une purge. Voyons s’il s’agit d’une malédiction ou non. D’éventuels spoiler de FF XIII sont parsemés dans cette critique.
Final Fantasy XIII-2 est la suite de Final Fantasy XIII (ah si, je vous jure), dans un monde où Lightning a disparue et où tous prétendent qu’elle a fusionné avec Fang et Vanille pour créer le cristal pilier. Tous ? Non. Car une irréductible sœur sauvée dans le jeu précédent résiste encore et toujours à la croyance générale. Serah se souvient de la fin de FF XIII. Pourtant, sa sœur n’est pas là. Elle rencontre alors le personnage de Noel Kreiss, qui lui prétend venir d’un futur où l’humanité est anéantie et avoir vu la sœur de Serah. Ils combattent ensemble et découvrent un premier portail qui va leur permettre dans voyager dans le temps.
Quel est le thème le plus casse gueule si ce n’est le voyage temporel ? Le jeu tombe dans de nombreux pièges possibles. Les incohérences et invraisemblances du jeu sont régulières. Le jeu s’amuse à faire la danse du ventre pour justifier des évènements qui n’ont pas de sens. Pourtant, l’exécution était plutôt pertinente et pouvait conduire à un résultat réellement convaincant.
Pour traverser un portail, nos personnages ont besoin de cristaux, qu’on obtient en explorant certaines zones. Or, certains portails obligatoires pour la suite du jeu, nécessitent des cristaux particuliers. Comment les obtenir ? chercher. Chercher dans les 50 versions des 50 maps (j’extrapole légèrement). C’est frustrant car il était possible de proposer un jeu mieux maitrisé sur cette thématique. Ici, il trébuche et se relève difficilement. Ajoutez à cela le fait de parcourir les mêmes zones avec quelques détails en plus ou en moins. Cela ne rend pas l’exploration plaisante.
Le début du jeu est accrocheur. Le jeu arrive à faire ce que FF XIII n’a pas réussi : être clair sur son univers. L’histoire est correcte et aborde des thèmes pertinents. L’idée des QTE durant des cinématiques est bonne. La fin me plait également. Les graphismes sont très beaux à certains moments bien qu’inégaux. Le parti-pris des musiques me plait aussi : les styles sont très variés et certaines pistes sont avec du chant. On a le droit à des PNJ, chose impensable de FF XIII. Malheureusement, le système de combat, basé sur le très bon système de FF XIII, est ici fatigant. Les IA font leur vie et non les actions les plus pertinentes à un instant T. S’en suit notre mort, ciao à plus. On arrive alors souvent à devoir refaire un combat interminable car l’IA ne sait pas jouer.
Bref, FF XIII-2 n’est pas un étron mais n’est pas à la hauteur. On est loin de X-2. Le jeu a le bon gout de pouvoir se jouer sans FF XIII. Même si le jeu propose une aventure qui vend du rêve au départ, la suite nous fait déchanter. J’ai aimé retrouver certains personnages de son ainé. J’ai aimé la proposition globalement. Cette ambiance proche mais détachée du jeu précédent. Mais force est de constater que FF XIII-2 se prend les pieds dans le tapis. En attendais-je peut-être trop ? L’introduction du jeu vend pourtant du rêve. En voyant la fin du jeu, il me tarde maintenant d’essayer le dernier épisode, Lightning Returns: Final Fantasy XIII.