Après avoir saccagé l'Australie, les développeurs de Playground Games rentabilisent leur IA qui conduit à gauche en décidant d'aller placer leur nouveau terrain de jeu à quelques kilomètres de leurs locaux, en pleine campagne anglo-saxonne. Si les voitures y gagnent en nombre et en solidité (car elles sont maintenant capables d'abattre des murets et des petits arbres), les joueurs y perdent un peu en variété de décors, l'ensemble étant tout de même assez uniforme et sans grande originalité (une ville, une autoroute, un lac... on connaît déjà tout ça). Et ce n'est hélas pas la grosse nouveauté de l'épisode qui y changera grand chose car les saisons n'apportent pas grand chose d'autre qu'un lac gelé, des feuilles qui changent de couleur, et une semaine sur quatre à rager parce qu'on doit conduire dans la neige. Ça n'empêche pas le jeu de rester très agréable et surtout généreux puisqu'on trouve des courses partout et que la moindre poubelle renversée permet d'engranger un paquet de points, ce qui donne envie d'aller tout défoncer dans la joie et la bonne humeur.
Mais la vraie amélioration du jeu est plutôt à chercher du côté du multijoueur, puisque si on pouvait craindre que les sessions en ligne quasiment automatiques (mais pas obligatoires) soient gâchée par la présence d'autres joueurs, elles permettent au contraire de profiter d'un Forzathon plutôt cool toutes les heures, tandis que les épreuves multi deviennent beaucoup plus coopératives et donc moins rébarbatives même pour les gros noobs tels que moi, tandis que les horribles épreuves playground ne figurent même plus dans la liste des succès à débloquer, et deviennent donc totalement esquivables. Enfin, si la BO perd un peu de radios par rapport au troisième opus, on retrouve toujours Hospital avec une vingtaine de morceaux totalement inédits, et ça c'est cool, pour peu qu'on ait passé sa console en anglais parce que la VF, désolé mais non ça n'est toujours pas possible.