Un potentiel incroyable, bridé par ses imperfections

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Elite premier du nom, c’était quelque chose. J’y avais joué pour découvrir les origines de cette formidable saga, et quelle claque de tomber sur un jeu aussi ancien, pourtant tellement en avance sur son temps. Un énorme jeu d’exploration spatiale, en 3D, le tout porté carrément sur NES, démontrant déjà le génie de David Braben en matière de programmation. Il remettra donc le couvert avec sa suite presque dix ans plus tard, en poussant encore plus tous les potards à fond, accompagné d’un paquet d’innovations qui vont encore affiner la formule. C’est reparti pour revivre une nouvelle aventure galactique !


L’univers tout entier comme terrain de jeu


Je ne vais pas refaire la présentation de ce qu’est la base d’Elite, un jeu où l’on explore l’espace en accomplissant du marchandage (légal ou… pas vraiment, à vous de voir) entre différents systèmes, le tout entrecoupé de phases de combat contre des pirates de l’espace, puis sur fond d’amélioration de notre vaisseau petit à petit. C’était une boucle de gameplay déjà bien solide à l’époque, qui permettait à chacun de vivre sa propre petite aventure RP, en allant se perdre dans son coin de la galaxie. Cette suite reprend donc ce concept, en y ajoutant une quantité d’améliorations et de nouvelles activités.


Le manuel ne sera pas de trop pour découvrir ce jeu immense, et comme pour le premier, il est toujours aussi irréprochable. C’est un gros pavé à lire (une centaine de pages), mais il prend soin de détailler chaque aspect du jeu chapitre après chapitre, en plus de nous guider dans nos premiers pas en nous accompagnant dans notre première vente dans un didacticiel parfait. Tout comme le premier opus, Frontier n’est pas un jeu difficile à prendre en main, mais c’est un jeu très vaste, où il y a énormément de choses à faire et à apprendre, et le manuel nous permet d’appréhender tout ça à la perfection.


Autre chose que j’apprécie tout particulièrement, c’est ce petit recueil de nouvelles de plus de 80 pages (si tu n’aimes pas lire, ce jeu t’est définitivement hostile). Alors certes, il est totalement annexe et n’apporte rien au jeu en lui-même, mais il apporte pas mal de lore, en mettant en place huit petites histoires toutes interconnectées (à chaque fois, le personnage principal d’une nouvelle est un secondaire de la précédente), qui explorent un peu tous les différents aspects du jeu. On suivra un pirate, un revendeur d’esclaves, un brillant militaire de la Fédération, le tout dans des lieux réellement visitables dans le jeu, comme cette nouvelle prenant place dans une station spatiale d’un système que j’ai moi-même visitée dans le secteur de l’Empire. Ce n’est pas de la grande écriture, mais j’ai lu le tout avec plaisir jusqu’à la fin, où l’auteur relie toutes les intrigues entre elles.


J’adore ce genre de contenu. C’est que du bonus, mais je trouve que ça immerge tellement dans l’univers du jeu, surtout qu’on parle d’un jeu sans véritable but au final, où le principe est surtout de vivre sa propre aventure roleplay. Donc toutes ces petites intrigues présentant l’univers et ses deux factions désormais (la Fédération et l’Empire) aident beaucoup à s’attacher et donner de la consistance à cette galaxie. Je vais donc scinder aussi ma critique en quatre parties, présentant les différents aspects du jeu que j’ai explorés au fil de mon aventure. Allez, je vous embarque avec moi !


Chapitre 1 : Contrebande sur Mars !


On démarre cette nouvelle aventure de nouveau avec un Eagle, et à peine de quoi s’acheter nos premières marchandises, cent pauvres crédits galactiques. On a même le choix de démarrer entre trois points de départ : Ross 154 (pas loin du système Sol), Mars, ou encore Lave, pour les plus nostalgiques (c’est par contre un trou paumé, vous êtes prévenus !). J’ai pour ma part jeté mon dévolu sur Ross 154 pour cette nouvelle épopée, et purée, le premier choc nous en met déjà plein la vue : on est sur une planète ! On voit des buildings et tout. Alors, certes, c’est moche car on est sur un jeu de 1993 en full 3D sur DOS, mais après le premier Elite, ça fait déjà son petit effet. Impossible de ne pas se rappeler cette triste époque du premier jeu, où il était impossible de s’approcher d’une planète sans risquer d’exploser comme une bite (la fameuse excuse du bouclier atmosphérique qui manquait, haha, maintenant on l’a d’équipé et on peut l’acheter !).


Le début, c’est donc les joies d’essayer de comprendre les commandes, toujours un grand moment dans ce genre de jeu énorme. À nous donc les plaisirs de décoller sans demander la permission et de se taper une amende, s’écraser comme une merde au sol le temps de comprendre comment accélérer, tirer par erreur sur la ville et se faire défoncer par la police… haha, ce début chaotique était assez rigolo. Mais comme dit plus haut, il n’y a rien de difficile, il faut juste apprendre à jouer. Une fois pris en main, avant toute chose, je me suis amusé comme un gamin à explorer cette cité et un peu la planète, ce qui est fort amusant la première fois. On constate que les collisions sont quasiment inexistantes, qu’on peut passer à travers montagnes et dômes de protection, et qu’une fois éloigné du port, il n’y a plus rien à voir. Mais qu’importe, c’est un détail vraiment cool et apporte énormément à l’immersion. Je me suis posé à côté d’une église pour voir l’heure défiler sur son horloge, j’ai atterri sur un immeuble (bon, une fois je suis passé à travers puis le jeu a crash, faut pas trop creuser non plus), bref, c’est inutile en termes de mécanique, mais c’est immersif. Je n’imagine même pas le choc pour un joueur en 1993 de découvrir un truc pareil !


Ensuite, j’ai découvert la nouvelle interface du port, qui a profondément évolué. Il est désormais possible d’accéder à un tableau d’offres, où une pléthore de missions et contrats seront proposés. C’est la grande nouveauté du titre : en plus du commerce, on peut transporter des passagers, accepter des contrats d’assassinat, travailler pour la Fédération ou l’Empire, ou même dénicher un acheteur du marché noir, à nos risques et périls si c’est un flic ! Mais ça, je mets de côté pour le moment. Je me suis surtout concentré sur l’écran de la bourse, grosso modo l’équivalent de ce qu’on avait dans le premier jeu. Il y a bien plus d’éléments de commerce à acheter, mais le principe reste le même : acheter à bas prix un élément qui se revend au prix fort ailleurs.


Pour cela, on consulte la carte du monde, encore plus infinie qu’à l’époque, mais désormais basée sur notre compréhension réelle de l’univers, avec en son centre notre bon vieux système solaire, où je constate que je ne suis pas très loin. Sur cette carte, on voit que nous sommes dans l’espace fédéral, et un peu plus au sud, c’est l’Empire qui règne. On découvre donc un nouvel aspect politique qui vient donner du corps à cet univers, en plus d’avoir chacun leurs propres jauges de réputation : être un criminel dans une faction n’aura aucun impact chez l’autre, et certains produits illégaux ne le sont pas dans l’Empire. De petites subtilités sympa, parfaites pour se plonger à fond dans son propre délire RP. Tout de suite, moi, en voyant ça, j’ai voulu être un parfait enculé comme toujours dans les jeux du genre, et je me suis donné comme but d’être un pur enfoiré de marchand sans âme (un bon commercial quoi), en me lançant dans le commerce d’esclaves pour l’Empire.


Mais l’Empire, c’est loin, et ce n’est pas avec mon vieux Eagle moisi et sa soute ridicule que je vais pouvoir prétendre à ces rêves. J’ai donc dû commencer à charbonner dur, en exploitant et découvrant les routes commerciales proches (indiquées par des traits violets reliant les principaux axes, super nouveauté), pour me faire un peu de blé. Cette boucle de gameplay reste assez proche de l’ancienne, mais avec bien plus de variété, car on peut accepter des petits boulots sur la route, comme livrer de petits colis qui ne prennent pas de place et nous font visiter d’autres systèmes.


Filou comme je suis, je me suis très vite mis à la contrebande via un contact sur la station orbitale de Mars : Brennan Holdings. Je l’avais repéré car son nom restait à chacune de mes visites sur la station, signe que ce n’était pas un flic infiltré. Avec lui, j’ai trouvé une petite route commerciale entre Mars et le système Wolf 359, pas loin, qui vend du narcotique, produit illégal sur Mars. Je me suis fait pas mal de blé ici, avec parfois quelques accrochages avec la douane, mais rien de bien grave.


En restant dans les systèmes connus, on subit peu d’attaques de pirates, mais ça peut être dangereux parfois. C’est là que la nouvelle possibilité de sauvegarde rapide et chargement rapide est une véritable bénédiction, contrairement à l’ancien où il fallait attendre une station pour sauvegarder. Mais l’aspect combat est de loin le truc le plus pourri et raté du jeu, autant le dire tout de suite, même si j’aborderai cet aspect plus en profondeur après. C’est surtout dû au fait que désormais, les pirates attaquent un par un en s’approchant des planètes ciblées, ce qui est parfois atroce et sans fin, nous poussant souvent à préférer un rechargement rapide avant un saut spatial pour espérer croiser personne. Surtout que les déplacements sont plus réalistes, avec un système d’inertie certes sympa pour l’exploration, mais terriblement mal intégré pour les combats. Les pirates font n’importe quoi, passent devant nous à pleine vitesse comme des bites à toute vitesse comme un putain de yoyo , nous empêchant de les viser car sans cesse hors de portée, sans parler des fois où ils nous foncent dessus, nous explosant tous les deux dans le processus. Je préférais largement les attaques groupées du premier, bien plus réussi et dynamique…


Mais hormis ça, cette première partie du jeu a été profondément immersive, et j’ai adoré. Cette boucle de gameplay fonctionne toujours aussi bien, et toutes les petites nouveautés apportent ce qu’il faut pour éviter l’ennui et se créer plein de petites histoires. C’est vraiment le genre de jeu où, si tu arrives à t’y plonger, ton esprit va combler de lui-même toutes les lacunes techniques, et tu vas kiffer l’expérience.


Mais le rêve a pris fin pour moi le jour où j’ai découvert que mon brave Brennan Holdings n’était plus à la station ! Bah merde, il a dû se faire coffrer ! Mais pas grave, j’ai atterri sur Mars où j’ai trouvé une meuf à peu près sûre à qui j’ai pu liquider mon stock restant de narcotiques. J’ai failli risquer gros avec le système judiciaire de la Fédération, j’aurais pu me faire choper ! Cet événement a été pour moi un électrochoc : il était temps de partir et de réaliser mes rêves…


Chapitre 2 : Le nouvel âge d’or de l’esclavagisme


Avant de passer à la suite de mon aventure, je dois préciser qu’à partir de maintenant, j’ai utilisé un précieux éditeur de sauvegarde pour accélérer la progression. Jeu old school oblige, il fallait farmer des quantités atroces de marchandises pour gagner de l’argent et acheter améliorations et nouveaux vaisseaux. Je me suis donc offert un petit coup de pouce du destin pour avoir ce qu’il faut en thune pour mes futurs achats. Je vous recommande franchement d’en faire autant, sinon vous ne verrez jamais tout le potentiel du jeu, à moins d’y passer 150 heures, ce dont je doute. J’explique la manip un peu complexe à la fin de ma critique pour les intéressés.


Avec mon argent durement acquis illégalement (c’est le cas de le dire huhuhu), j’ai enfin pu acheter mon nouveau vaisseau, un fier Cobra Mark 3, avec beaucoup plus de place dans la soute : là, on peut enfin parler sérieusement pour faire affaire ! Et oui, l’achat de vaisseaux est une nouveauté géniale de cet opus, avec une pléthore de modèles différents, une bonne trentaine environ. Ça va de la petite navette planétaire (qui ne peut pas quitter l’atmosphère mais qui est buguée, car on n’a pas assez d’espace pour y équiper un bouclier atmosphérique… complètement con ce jeu haha) à l’énorme croiseur de guerre/commercial au prix totalement délirant, auquel aucun joueur sans triche n’a dû accéder, je pense.


Le Cobra Mark 3, quant à lui, est un honnête vaisseau marchand, avec un petit moteur parfait pour un pilote seul. Car oui, dans les plus gros vaisseaux, il faut maintenant recruter du monde, et certains demandent un moteur plus imposant, prenant encore plus de place en soute (j’ai mis un moment à piger ça) pour fonctionner. Certains appareils ont même des caractéristiques uniques, comme plusieurs tourelles, un système d’accroche pour l’exploitation minière, etc. Certains modèles sont même vendus uniquement par l’une des deux factions, voire par des systèmes indépendants parfois ! Bref, c’est incroyable à quel point cet aspect est poussé, sans même parler du système d’équipement, proposant pléthore d’armes de calibres différents selon le budget : il y a de quoi faire !


Mais restons les pieds dans notre vaisseau, car tout ça, ce n’est pas pour tout de suite ! J’ai déjà un long voyage galactique à effectuer, direction le sud pour rejoindre l’Empire, où mon brave Brennan Holdings, avant de se faire coffrer, m’avait filé quelques contacts sur Achenar à Capitol, la planète abritant la capitale de l’Empire, rien que ça (ça, c’est un pur délire RP de ma part si jamais). J’ai donc fait plusieurs petits sauts entre les systèmes, me ravitaillant dans des systèmes indépendants quand nécessaire, pour arriver enfin au cœur de l’Empire ! Ah putain, là ça a de la gueule ! C’est exactement ce que j’aime : le commerce d’armes et d’esclaves y est légal, et militairement, ça a bien plus de style que chez les gueux de la Fédération. Je retrouve un de mes contacts et, de fil en aiguille, une personne assez bien placée dans la hiérarchie impériale me dégote un poste parfait : faire du commerce d’esclaves entre Vequess et Facece, non loin de la capitale. En échange de certains privilèges, j’accepte aussi de temps en temps des livraisons pour l’Empire. Bonne affaire : je me fais du blé ET de la réputation.


Il est marrant de constater que les visages des personnages aléatoires dans les ports sont toujours aussi bizarres : on dirait que tout le monde a la peau noire avec cet éclairage chelou, du moins sur la version DOS. J’espère quand même que tous les esclaves dont je fais commerce ne sont pas noirs, car bon, mon personnage est un parfait connard, mais il a ses limites aussi ! D’ailleurs, je suis loin d’être un enfoiré total : j’ai aménagé mes soutes exprès pour eux, avec systèmes de distribution d’oxygène (ouais, mon premier transport d’esclaves s’était un peu mal passé, j’avais oublié ce détail), plus une petite radio personnalisée diffusant du Zouk et une cuisine servant du CKFC (Cyber KFC)… Bah ouais, si dans cette galaxie ils sont tous noirs, autant faire les aménagements qui vont bien ! Oh merde, et voilà, mon personnage est devenu raciste… putain, il n’a vraiment rien pour lui !


J’en profite aussi pour m’amuser avec quelques activités annexes. Je fais désormais un peu de taxi, ayant plus de place dans la soute : j’ai transporté quelques personnalités importantes, ce qui m’a permis d’améliorer encore ma réputation. C’est via tous ces objectifs que j’ai pu explorer plus en profondeur certaines mécaniques du jeu, comme l’atterrissage manuel dans les différentes stations. C’est désormais bien plus simple qu’à l’époque : le jeu oriente automatiquement le vaisseau dans le bon sens, il suffit d’ajuster la vitesse. Certes, on utilisera le pilotage automatique à 99 % du temps, mais c’est toujours rigolo, de temps en temps, d’approcher soi-même une planète jusqu’à atterrir sur le port spatial d’une ville (ou alors arriver trop vite et s’éclater comme une merde, ça vous arrivera aussi). Bref, je m’amuse toujours autant à explorer ce monde vivant et tellement plus varié que dans le premier opus : c’est une véritable réussite. Sortir d’une station orbitale, voir autour plusieurs gigantesques croiseurs commerciaux qui nous font baver d’envie, ça a toujours son petit effet.


J’ai donc longtemps continué mon activité commerciale de traitre négri… de commerce d’esclaves, ainsi que mes missions pour l’Empire (avec des délais parfois bugués, totalement intenables, très bizarre comme bug), jusqu’à fonder même toute une société basée sur le commerce d’esclaves, faisant une véritable petite fortune (là aussi j’invente, c’est ma justification RP pour dire que j’ai encore édité ma save héhé). Bref, tout allait bien dans ma parfaite petite vie d’enfoiré de transporteur de marchandise humaine, mais il était temps de voir plus grand… et aussi d’aller au-devant de mes premières déceptions…


Chapitre 3 : Dans l’espace, personne ne vous entendra jurer


Après la construction de mon petit empire, il était temps de m’intéresser à ce qui rapporte le plus pour un commerçant : l’établissement d’une colonie minière, où je pourrais récolter des ressources pour les vendre à prix d’or. Puis faut avouer que ça a quand même bien plus de gueule que de vendre des esclaves niveau karma (rassurez-vous, mon personnage ne va pas rester éthique bien longtemps…). Je suis devenu quelqu’un au sein de l’empire, je me suis fait une place en politique, et il m’a été assez aisé de trouver les bonnes personnes sur Capitol pour lancer ma vaste entreprise.


Pour trouver une bonne planète minière, il faut suivre plusieurs conseils : trouver une planète un minimum grande, avec une bonne température, et surtout inhabité. J’ai donc longuement regardé la carte, et je me suis tourné vers le système Lave. Après tout, c’est là où un de mes grands-pères, dans Elite premier du nom, avait fait fortune dans le commerce ! Et bingo, le système Olcegre, coordonnées -4 -9, contient une planète au doux nom de Olcegre 5 qui a tout l’air d’être parfait !


L’affaire est donc conclue ; j’échange mon vaisseau pour un autre, le réputé Asp Explorer, un solide vaisseau d’exploration, rapide mais très grand, un des meilleurs du jeu, assez abordable en plus pour un riche comme moi. Première fois que j’ai besoin d’un membre d’équipage : simple à trouver, j’ai pris un gars qui n’avait aucune expérience, mais bon, je ne sais même pas à quoi il sert donc voilà ! Le bouquin dit que notre équipage peut avoir une conséquence sur le vaisseau, mais j’en doute. Toujours est-il que tout est prêt : j’ai installé un moteur militaire pour aller plus loin facilement, l’empire m’a gracieusement offert ma première machine d’exploitation minière, cap à l’ouest, loin dans le firmament pour cette aventure !


Je profite du long voyage pour parler d’autres aspects du jeu. L’exploration des systèmes est de loin un des éléments qui a le plus évolué par rapport au premier opus. Rappelez-vous les systèmes tous identiques, avec un soleil et une planète ! Tout ça a bien changé, et chaque système a désormais sa propre carte, constituée d’autant de planètes et de lunes qui lui sont propres. On fait vite le tour des quelques modèles de planètes qui se répètent inlassablement (mémoire oblige), mais l’ensemble donne encore plus de corps et de personnalité à cet univers formidable. Une remarque tout de même et j'adore ce genre de clin d'oeil, les quelques systèmes autour de Lave (c'est à dire le terrain de jeu du premier Elite) reste toujours avec un soleil et une planète comme à l'époque, dans un hommage sympathique à la bonne époque. Donc, il est toujours possible de jouer comme avant dans ce coin la, trop cool !


D’autant plus qu’on est loin des simples stations spatiales désormais. Elles sont toujours présentes, avec plusieurs formes différentes, mais il est aussi possible d’atterrir aussi bien sur des planètes à atmosphère respirable que sur d’autres sans atmosphère, les deux ayant leurs propres types de ports spatiaux. J’ai même trouvé certains décors vraiment jolis, sur des planètes astéroïdes aux teintes orangées, avec des usines crachant du feu par leurs cheminées. Ça contribue beaucoup à rendre le jeu moins monotone. L’autre truc cool durant l’exploration, ce sont les nombreuses petites musiques classiques qui se lancent à chaque voyage en hyperespace. On en avait déjà une lors du pilotage auto pour atterrir, mais désormais, on en a toute une liste, et c’est vraiment sympa.


Cela dit, comme l’univers est devenu assez cohérent, le défaut de tout ça, c’est qu’à part dans les systèmes proches de la Fédération et de l’Empire, plus on s’éloigne, moins il y a de vie. Les systèmes deviennent de simples « connus mais inhabités », puis carrément inexplorés. Alors oui, c’est logique et ça apporte de la cohérence, mais le problème, c’est que ça limite forcément : on n’aura pas grand intérêt à quitter les systèmes proches du point de départ. Certes, je peux aller à mille planètes plus loin grâce à la recharge de carburant sur les soleils, mais si je ne peux ni pratiquer aucune activité ni entretenir mon vaisseau (car il faut maintenant le réparer), fatalement, je vais au-devant de gros soucis. Un peu dommage donc, surtout que j’aurais bien aimé me perdre vraiment loin dans mes délires, mais le jeu n’est tout simplement pas pensé pour jouer les purs explorateurs. On en vient d’ailleurs à un souci majeur : les pirates.


J’en avais déjà parlé : ils peuvent être particulièrement crispants dans les systèmes habités… mais alors ça, c’est rien comparé à ceux éloignés, même habités, comme dans le coin où je vais vers Lave , situé loin des grands centres. Ici, le taux de rencontres augmente drastiquement, et ça devient tout simplement épouvantable à jouer. Sans déconner, j’ai voulu approcher un système malgré les attaques et sans recharger : j’ai dû affronter pas moins de quinze vaisseaux sur ma route un à un, chacun pouvant me tuer en un instant si le jeu avait décidé d’en faire apparaître un trop puissant pour moi. Un enfer, vraiment. Ça m’a au final vite usé, et pour beaucoup gâché mon envie de me perdre dans l’espace et de sortir des sentiers battus. Même à la fin, avec un vaisseau surpuissant, c’était trop chiant d’être constamment parasité par des combats interminables, vraiment nuls en plus.


Bref. J’arrive enfin sur ma planète que j’avais repérée ! Je vais enfin pouvoir installer ma base minière, génial ! Alors je m’approche, j’ai l’habitude maintenant, j’atterris et… merde, la gravité est hyper forte. Comment je fais ? Je ressaye, toujours pas. Le jeu bug on dirait, je me fais d’un coup aspirer par la gravité, c’est quasiment impossible. Sans rire : j’ai mis une heure, UNE HEURE DE JEU, à réussir à atterrir, le nez pointé vers le haut en exploitant plein de trucs pas prévus par le jeu pour enfin, atterrir sur la planète.


Et c’est là qu’on se rend compte d’un problème majeur avec cet opus : quand on reste dans les sentiers battus à faire du commerce simple, ça va, mais dès qu’on veut exploiter les mécaniques plus poussées, souvent, ça devient un calvaire. Car le système de minage en est un… et pas un petit. C’est tout simplement nul à chier. Cette planète buguée où j’en ai chié pour atterrir est clairement la norme, rares sont les planètes où il n’y a pas de problème (impossible de voir la gravité dans les données de la planète, c’est con quand même). Ça existe pourtant : j’ai trouvé un obscur fichier .txt sur le net d’un mec qui parle d’une planète exploitable (tout en citant le bug que j’ai eu, qui lui a ruiné d’autres planètes), mais laisse tomber où elle se trouve tellement elle est hyper loin. Aucune envie de me taper dix mille attaques de pirates sur la route pour y aller.


Et le pire ? J’ai réussi à atterrir, à déployer mon robot d’exploitation, très bien. Mais il faut repartir de la planète désormais. Sauf qu’à cause de la gravité buguée, le vaisseau n’arrive même pas à décoller DU SOL, PUTAIN. Ça bug : le truc décolle, mais se crash aussitôt, ce qui provoque un Game Over… Mouais. Vraiment de la merde, le minage. Grâce au fichier cité plus haut, le mec parle d’une technique pour réussir à s’échapper via un autre bug de cet atroce piège (faire un saut depuis la surface en ouvrant vite les menus), mais au secours quoi. Pire encore, une fois revenu dans le système plus tard pour récupérer la collecte du robot (il faut en mettre plusieurs pour rendre ça rentable, mais on va oublier l’idée), on peut certes mettre le pilote automatique dessus cette fois, mais c’est bugué aussi : le pilote n’arrive pas non plus à atterrir et se crash comme une bite lui aussi !! Mon dieu, quelle merde !


Donc, autant dire qu’après avoir passé des heures à en baver sévère (parce que ouais, je suis persistant), j’ai fini par abandonner tout simplement. Ça ne marche pas, et j’ai la flemme de traverser la galaxie pour trouver LA planète qui fonctionne sans bug, probablement la seule que le développeur a testée dans une putain de galaxie gigantesque. Dieu que c’est frustrant de s’investir autant dans un nouveau système de jeu pour que celui-ci soit aussi raté et surtout non fonctionnel.


D'autant plus que le développeur vend du rêve pour rien, en parlant d'attaque de concurrent sur tes machine minières (il conseille d'ailleurs de ne pas tout mettre au même endroit), et que tu peux toi aussi faire de même avec les collègues. Sauf que c'est faux, dans le fichier TXT que j'ai trouvé, le joueur c'est beaucoup investi dans cette mécanique avec une vingtaine de machine minières dans le même système : Il à jamais eu une seul attaque, ni jamais vu la moindre machine minière autre que les siennes. Un peu malhonnête de la part du développeur d'inventer des mécaniques dans le manuel qui ne sont finalement pas en jeu.


Bref, petit saut dans le temps dans mon récit pour aborder le dernier chapitre, qui relève un peu le niveau !


CHAPITRE 4 : Independence Day


Après mon succès avec mon exploitation minière sur Olcegre (oui je sais, mais là je suis reparti dans mon délire RP pour justifier ma triche), j’ai créé un vaste empire minier dans le secteur, ce qui a fait de moi un des hommes les plus riches et influents de l’empire (je me suis simplement ajouté 2 000 000 de crédits et mis la réput’ avec l’empire au max avec l’éditeur !). Suite à ça, je me suis établi dans le charmant système impérial de Cerniess, un endroit réservé à l’élite avec de vastes manoirs et des plantations… Oui je sais, comme j’ai des esclaves noirs encore à ma disposition, ça sonne un peu conquête de l’Amérique tout ça, mais rien à foutre !


Ce système a la particularité d’être frontalier avec des systèmes de la Fédération, une zone de haute tension à certaines périodes lorsqu’éclatent des conflits entre les deux puissances. Fidèle partisan de l’empereur et pilote émérite, vient alors pour moi l’occasion de le servir de la plus belle des manières : m’infiltrer sur Terre comme agent de la Fédération, et, via un plan audacieux, m’enfuir aux commandes d’un FUCKING PANTHER CLIPPER, autrement dit le plus grand vaisseau du jeu, qui appartient à la fédération ! Je me suis pondu ce scénario parce que c’est con, mais l’empire n’a pas de grand vaisseau. Oui c’est une giga puissance militaire dans le lore, mais ils ont des vaisseaux moins grands que les indépendants, paye ton incohérence !


Je suis donc allé sur Terre, j’ai acheté un Panther Clipper et… merde, il faut 11 membres d’équipage pour le piloter. Pas de problème, me dis-je, je vais voir les annonces. Sauf qu’au bout de cinq membres recrutés, plus rien. Plus assez d’annonces, et impossible de partir sans l’équipe au complet. Putain, je rêvais de ce vaisseau depuis le début du jeu, et maintenant que je l’ai et que je l’ai équipé jusqu’aux dents, je ne peux pas décoller ! Vous vous souvenez quand j’ai dit que dès qu’on creuse un peu dans les mécaniques du jeu, on est généralement déçu ? Bah voilà. Aucun autre moyen que d’attendre une éternité dans la station, QUATRE MOIS en accéléré, en guettant désespérément de rares annonces qui se mettent à jour pour espérer recruter quelqu’un. Le développeur n’a tout simplement pas pensé à ça. C’est cool d’avoir toutes ces possibilités, mais si c’est pour faire ça putain… Donc mon scénario RP d’infiltration qui se termine par une fuite qui prend quatre mois, c’est complètement débile bordel !


Mais allez, je décolle de New York et j’engage le combat avec la police locale qui a découvert ma combine (j’invente hein, j’ai juste tiré partout pour les provoquer). Je teste enfin les combats sur planète et… comment dire… c’est complètement foiré là aussi, mais ça à le mérite d’être drôles au moins. Les vaisseaux de la police foncent tous se crasher au sol, sans doute programmés comme dans l’espace sans aucune conscience des collisions autour d’eux. Et pourtant j’étais haut dans le ciel, rien à faire, tous des putains de flics dépressifs. Du coup, j’ai atterri, pris des chips, et j’ai regardé le spectacle sous l’œil effaré de mes 11 membres d’équipage qui n’avaient sans doute pas signé pour ça. Putain c’était drôle, mais sérieux… c’est pas un peu de la merde ? Le jeu promet une quantité de possibilités et de contenu incroyable, mais si c’est pour faire ça, est-ce que ça vaut vraiment le coup ?


Le plus drôle dans tout ça : une fois mon génocide de flics terminé, je veux décoller de la ville, et là j’ai le gars de la station qui me dit « heu, vous n’êtes pas autorisé à rester ici, partez s’il vous plaît ». Putain mais sans blague, couillon ! Bref, je décolle, j’explore un peu la Terre, et bon, c’est quand même cool. C’est marrant de rejoindre les grandes villes, même Paris, ce trou à merde qui nous sert de capitale, y est ! Bon, pas de tour Eiffel en vue, dommage. Après ça, je file vers la station spatiale terrestre où un autre combat m’attend… Mais non, c’est encore plus à chier ici. Pourtant je me place juste devant l’entrée de la station, mais 90 % des vaisseaux de la police qui en sortent s’éclatent dans les murs et explosent immédiatement à leur spawn… Les rares qui s’en sortent viennent s’écraser directement sur mes boucliers… Purée que c’est nul !


Mais bon, je retourne sur ma planète, plus précisément dans le système voisin, Exioce, où l’empire m’attend pour donner des ordres. J’atterris et PUTAIN, encore ce con qui me demande une lettre du manuel en mesure anti-piratage. Tout le long du jeu on vous le demande aléatoirement, une des mesures anti-copie les plus relou que j’ai connues dans ma vie. J’en profite pour prendre d’autres missions, et donc pour explorer les dernières parties du jeu que je n’avais pas encore vues. Grâce à mon haut rang dans l’empire (là aussi, sans éditer la save, tu en as pour 50 heures de farm à livrer du courrier), je peux accéder à des missions d’assassinat, d’espionnage et de destruction de sites militaires de la Fédération. Et même si dans l’exécution c’est parfois un peu bancal, c’est quand même bien plus fun que le minage, et on retrouve de la magie d'Elite.


J’ai commencé par les contrats d’assassinat, vraiment sympas car ils consistent à se rendre dans un système proche, devant un port précis, et à attendre la date indiquée. À ce moment-là, la cible quitte le port, et libre à nous de choisir le moment pour l’attaquer. Comme un crevard dès sa sortie (avec le risque d’une amende pour tir en zone habitée), ou bien la poursuivre via un analyseur de saut dans l’espace, car oui, on peut suivre des cibles à travers leurs bonds spatiaux, super concept. On a vraiment l’impression d’être un chasseur de prime, et ça marche nickel !


Les autres missions de destruction de site (ou prendre des photos, même principe) consistent à rejoindre une planète du camp adverse pour y détruire une installation planquée quelque part. C’est un peu galère à trouver, faut presque se coller à la planète pour repérer un minuscule pixel gris et le cibler. Une fois trouvé, il suffit de s’approcher. La base est solidement protégée, et il faudra éliminer les vaisseaux ennemis pour larguer une bombe nucléaire fournie pour l’occasion ! Bon, les combats sur planète, même musique qu’avec la police : ils se tuent tous comme des crétins. Mais il y a quand même un petit quelque chose d’immersion quand ils tentent de nous tirer dessus. Une fois la bombe larguée et l’usine pulvérisée, il ne restera qu’un grand cratère (qui n’est qu’un filtre hein, on peut toujours se poser et passer dessous), et on peut valider la mission. J’ai trouvé ça vraiment sympa à faire, un super ajout. Le seul problème avec toutes ces missions, c’est souvent le temps alloué pour les exécuter, ou il faut vraiment fouiller pour en trouver une possible, car souvent, le temps est beaucoup trop court pour y arriver, même avec un vaisseau très rapide…. Dommage, une fois de plus.


Ouf. Cette partie action est cependant bien plus réussie que le minage. Là au moins, on peut s’amuser. Juste dommage la quantité de farm aberrante, et qu’on ne puisse pas accéder plus vite à ces missions sans tricher, mais au moins, on s’amuse.


Et c’est ainsi que se termine l’histoire de mon personnage. Parti de rien avec son petit Eagle et sans le sou, il finira comme un des plus grands hommes d’affaires de l’empire et une légende tout simplement, avec le vol d’un croiseur de guerre de la Fédération. Comment son histoire se clôt, on l’ignore. Certains disent qu’il finira écrasé comme une merde durant un combat en surface, pris par le même mal que les policiers apparemment. D’autres prétendent qu’il a simplement disparu, en laissant derrière lui ces derniers mots : « monde de merde », sans doute enlevé par les Thargoids après tant de méfaits…


D’ailleurs putain, ils sont où les Thargoids dans ce foutu jeu ?!


Il a été très difficile pour moi de trouver la juste note à ce jeu. Certes, il m’a un peu déçu. J’ai creusé chaque aspect du jeu, peut-être un peu trop, ce qui m’a permis de voir que certaines features fonctionnent mal en jeu, voire carrément pas, comme le minage, ce qui m’a pas mal usé durant mes sessions. Mais ça reste quand même un jeu étonnant pour 1993, d’une telle immensité et si novateur pour une époque où les jeux tournaient encore sur disquettes… Donc je ne sais pas, 9 c’est trop pour un jeu imparfait, 7 c’est trop sévère car c’est un très bon jeu quand même… Bon allez, 8, mais le prochain, First Encounter, sorti deux ans après, a intérêt à corriger tout ce bazar !


////////////////////////////////////////


ICI pour un incroyable site en FR avec plein d’explications sur le jeu.

ICI pour l’éditeur de sauvegarde (Save Game Editor).


Petit tuto pour l’éditeur, il est assez compliqué à prendre en main donc je donne un peu d’aide :

Pour le lancer, il faut ouvrir SGE.EXE avec DOSBOX. Glissez tout le contenu du dossier de SGE dans votre dossier de sauvegarde, bien plus simple ainsi. Ensuite, une fois lancé, faites cette commande :


sge -d jameson._01 jameson.$01


En remplaçant jameson._01 par le nom de votre sauvegarde à modifier, idem pour jameson.$01, où il faut juste remettre le même nom avec un $.


Ensuite, avec un éditeur hexadécimal (HxD fonctionne au top), ouvrez ce nouveau fichier créé et vous pourrez éditer la save. Dans le dossier SGE téléchargé, un readme.txt explique tous les emplacements des données à modifier pour changer certains paramètres. Par exemple, pour changer l’argent, il faut :


• Aller sur la ligne avec 88D à la fin, et regarder le contenu des données des tableaux de 02 à 05 de la ligne.


• Convertir cette donnée en décimal avec un site de conversion. Normalement, vous devriez retrouver votre compte en banque in-game (ne tenez pas compte de la virgule). Il faut par contre mettre les données hexa à l’envers. Par exemple, si dans le fichier vous avez 5F DD 02, il faudra mettre dans le convertisseur 2 DD 5F.


• Ensuite, une fois sûr de maîtriser, dans le convertisseur, mettez la valeur décimale que vous souhaitez, prenez la valeur hexa, et inversez-la bien avant de la mettre dans le fichier à la place de l’ancienne valeur.


• Ensuite, sauvegardez, relancez SGE, puis faites une nouvelle commande du type :

sge -e jameson.$01 jameson._01


Ici, on met le nom du fichier édité en premier, puis le nom de la sauvegarde à créer (un nouveau nom), qu’on chargera ensuite dans le jeu !


Voilà pour la procédure ! Plus bas dans le Readme, on remarque aussi qu’on peut monter notre rang impérial aux lignes 8932-8933, la fédération dans 8930-8931, et le rang Elite dans 892D-892E. Prenez garde : le dernier chiffre/lettre indiqué correspond toujours au tableau, pas à la ligne.

skorn-of-banana
8
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il y a 2 jours

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skorn-of-banana

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