Grand fan de la série depuis ses débuts, même jusqu’à sa période de déclin avec GT5 et GT6. J’avais retrouvé un peu d’espoir avec la version “finale” de GT Sport. Alors, quand GT7 est finalement sorti en mars 2022, j’y croyais fort. Et après quatre ans dessus, force est de constater que le bébé de Polyphony Digital a été amélioré sur tous les points… mais que le chemin fut long. En 2022 pourtant, GT7 avait tout pour plaire.
Des graphismes impeccables, voire sublimes par moments, surtout sur les voitures (même Forza, sorti deux ans plus tard, ne lui arrive pas à la cheville). Un sound design solide, même si ces foutus crissements de pneus, fidèles à la série, étaient un peu trop présents au départ. Et surtout ce parfum de retour aux sources : le gameplay, les personnalisations, le garage, les permis, les missions, le Café, les défis quotidiens, le soin apporté aux circuits et aux marques… Bref, tout semblait parfait, jusqu’à ce que Kazunori sorte la douille du siècle. L’explosion du prix des voitures via les premières mises à jour a tout gâché pendant presque un an. Le review bombing était totalement justifié. Et c’est à ce moment‑là que Kazunori est passé en mode RED DEAD REDEMPTION. Car si je mets un 9 à GT7 aujourd’hui ( Et pas un 7 comme à ses début) c’est grâce à tout ce qui a été ajouté et corrigé au fil du temps. Les mises à jour Spec II et Spec III en tête. Au lancement : 411 voitures. Aujourd’hui : 569. Le tout gratuitement. Ajoutez l’amélioration de l’IA “Sophy”, monstrueuse sur certains circuits, l’ajout du Gilles‑Villeneuve, de San Marino, et des baisses de prix sur plusieurs véhicules (même si certains demandent encore un grind de l’espace)… et le jeu change radicalement. Malgré ses défauts initiaux, Polyphony a tout fait pour rattraper le lancement. Et surtout, ils ont résisté aux sirènes des DLC inutiles vendus partout ailleurs pour trois voitures Fast and Furious (FH5). On se retrouve donc avec un jeu complet, qui n’a proposé qu’un seul DLC payant en quatre ans : le “Power Pack”. Vendu 30 €, ce qui peut sembler salé au premier abord, mais beaucoup moins quand on voit qu’il apporte : 50 courses inédites, enfin des qualifications, quelques voitures en plus, une amélioration de GT Sophy qui va souvent vous donner envie de balancer votre manette. Et on conclut avec le saint graal : le mode 24h du Mans. (Jamais testé, j’ai clairement autre chose à foutre.) En bref : un mode carrière supplémentaire pour 30 balles. Je le conseille aux grands fans. Et même sans ça, GT7 est bel et bien revenu au top. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai vraiment hâte de voir ce qu’il adviendra de la licence avec GT8.