3
166 critiques
Hades 0.5
Ce deuxième opus est tout comme le premier, mais en faisant tout moins bien malgré les 6 ans qui les séparent. Hubs, personnages, zones, bosses, armes, pouvoirs, progression... Le jeu est vite...
le 1 juin 2024
Hades II est un jeu réalisé par Supergiant Games, et suite direct de Hades premier du nom, sorti en 2020, avec une équipe très similaire à celle du premier jeu. Il est important de dire que j'ai joué à ce jeu après sa sortie officielle en Novembre 2025, et après le patch 1.1. qui a pas mal changé des aspects du jeu, dont son scénario dont nous parlerons plus bas dans la critique.
Globalement, le jeu est proche de son prédecesseur : Nous sommes toujours sur un rogue-lite en 3D isométrique avec pour objectif d'avancer le plus possible vers le boss final jusqu'à ce qu'il nous tue, et on recommence, encore et encore, avec à chaque fois un chemin légèrement différents, mais sensiblement le même. On progresse, meurt, recommence, jusqu'à la victoire. Chaque run dure entre 30 secondes et 30 minutes environ, ce qui est pas mal pour jouer un petit peu puis arrêter.
Le rythme est toujours aussi nerveux. Hades II a été conçus pour être sensiblement pareil qu'Hades 1, mais avec quelques différences notables dans son gameplay : Melinoé ne se joue pas de la même façon que Zagreus. On a un jeu que je trouve globalement puis subtil : Là où Zagreus fonçait dans le tas, Melinoé est plus en subtilité, avec plus d'option pour tenir éloigner les ennemis. C'est sympathique, et ça permet une grande qualité du jeu : Nous avons affaire à une suite qui complète Hades, qui ne le remplace pas.
Globalement, il y a deux parties à Hades II, la partie souterraine vers les Enfers, et la partie de Surface vers l'Olympe. C'est dommage que cette dernière est nettement plus fun que la première. C'est là où je relativise un peu ce que j'ai dis plus haut : la partie dans les Enfers ressemble à Hades premier du nom en un peu moins fun, moins original. Logique, c'est la route qui est conçus pour débuter. Les Level Designer et les concepteurs du jeu se sont plus amusés sur les routes de la Surface, avec plus d'idées originales. Ce qui est dommage, c'est que LA dernière route, celle pour avoir les crédits, doit passer par les Enfers. Alors oui, le boss final a une nouvelle phase, mais sinon, cela manque d'un vrai final. Défaut qu'on pourrait dire à Hades premier du nom d'ailleurs.
Maintenant, parlons du sujet qui fache : Le scénario.
Hades II souffre du syndrome de la suite qui se DOIT d'augmenter les enjeux. Mais elle n'a pas voulu trahir l'esprit d'Hades premier du nom. On est toujours sur des querelles de familles, comme le premier, sauf qu'ici, la situation est très différente. Nous ne sommes plus sur des problèmes de communications entre un père et un fils, nous sommes sur la transmission du traumatisme générationnel. Sujet intéressant, sauf que nous sommes dans la Mythologie Grecque. Donc, nous avons affaire à des situations hautement complexe : le sort du monde est en jeu, mais la résolution finale... Traite cela comme une querelle de famille.
C'est là que le jeu souffre qu'il a lancé trop de sous-intrigue complexe : Plusieurs fois le jeu nous pose des sujets de réflexions... Pour finalement répondre en haussant les épaules. Le traitement des mortels par les Dieux, par exemple, sujet inexistant du premier, est ici traité avec sérieux... Pour ne finalement pas être répondu. C'est dommage.
Ce qui va suivre sera sous spoiler : Attention de ne pas lire avant d'avoir atteint la vraie fin du jeu.
Aussi, important, j'ai fini le jeu après le patch 1.1. qui a corrigé pas mal des défauts du final.
A la fin du jeu, Chronos est donc ramené dans le droit chemin après avoir été vaincu : Zagreus et Melinoé lui font voir un passé où il avait réussi à faire la paix avec sa famille. Ce passé, ces images, arrivent alors à tout les membres du cast, qui voient la possibilité d'un monde meilleur. De remord, Chronos demande à mourir, voyant que le monde aurait été meilleur avec lui, bon, mais Melinoé l'ordonne de réparer plutôt que juste mourir. J'aime bien personnellement ce message. Je le trouve plus juste et intéressant que "juste tuer", mais on sent que cela est amené un peu maladroitement. Et nous retournons sur le fameux soucis de faire passer ce message dans la Mythologie Grecque. Chronos n'est pas juste un vilain grand-père comme le jeu dit. C'est celui qui a mangé ses enfants, et en échange ses enfants l'ont coupés en morceau. Le jeu considère aussi ses épisodes comme canon, donc, cela donne un côté étrange d'un "tout est bien qui finit bien" pas forcément logique.
Bien sûr, cela n'est qu'un point de détail, mais l'histoire d'Hades était mieux mené, plus simple mais mieux construite. Cela est dommage de voir que la suite tombe dans le piège de vouloir trop en dire, sans avoir prévu finalement des résolutions à ses sujets.
Cela ne retire en rien la qualité du jeu. Addictif, plutôt joli, très bonne OST... Je le conseille très fortement.
Fait sur Steamdeck en 42 heures.
Créée
le 5 févr. 2026
Critique lue 40 fois
3
166 critiques
Ce deuxième opus est tout comme le premier, mais en faisant tout moins bien malgré les 6 ans qui les séparent. Hubs, personnages, zones, bosses, armes, pouvoirs, progression... Le jeu est vite...
le 1 juin 2024
1
5 critiques
On sait à quel point il apparait important aux EXPERTS et aux grands DEFENSEURS de l'inclusion et de la diversité de parler d'appropriation culturelle par leur propre congénères vis-à-vis des...
le 4 oct. 2025
3
137 critiques
Rien de plus à dire : il s'agit ici d'un reskin de Hades, à quelques détails près, quelques ajustements mineurs. Un ou deux ennemis qui fonctionnent différemment. Ah si, les armes sont toutes moins...
le 12 mai 2024
10
72 critiques
L'espace d'un an est le premier roman de Becky Sanders, publié en 2016, et ici traduit par Marie Surgers pour le compte des éditions l'Atalante. L'oeuvre sent comme du Space Opera, les inspirations...
le 2 sept. 2019
5
72 critiques
Magnus est un livre dont la vie littéraire impose le respect. Sorti en 2005, Goncourt des Lycéens, AKA le seul Goncourt qui a, à peu près, de l'intérêt, ouvrage de Sylvie Germain... L'ouvrage aborde...
le 8 juil. 2019
6
72 critiques
Nijuu mensou no musume, traduit mystérieusement en "L'héritière de Cent-Visages" en français, et "Daughter of Twenty Faces" en anglais, est un anime réalisé par le Studio BONES (connu surtout pour...
le 24 févr. 2018
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème