Hi-fi Rush, c'est un hybride entre Scott Pilgrim, Borderlands et ce que les années 2000 avaient à offrir de meilleur en matière de cartoon du samedi matin.
Chai, un benêt attachant et courageux rêve devenir une rockstar. Vandelay, une gigantesque entreprise de robotique lui propose de réaliser son rêve en l'équipant d'une toute nouvelle augmentation. Malheureusement, au lieu du bras bionique de Jimy Hendrix, Chai se retrouve avec une prothèse de ramassage de déchet, mais surtout, son iPod inséré dans la poitrine qui lui permet de faire vibrer le monde au rythme de sa playlist. Une anomalie impardonnable pour Kale Vandelay, PDG de l'entreprise, qui cherche à l'éliminer.
A travers 12 niveau qui composent la structure et la hiérarchie de la boite, Chai est amené à défaire les torts causés par celle-ci à un casting de misfits un peu clichés mais terriblement sympathiques, à travers un tabassage en rythme d'une bande de robots débiles (mais très drôles) et de votre contrôleur.
Vous l'aurez compris, Hi-Fi Rush ne va pas chercher très loin dans son histoire, mais le jeu brille par tous ses autres aspects. Un gameplay arcade exigeant mais terriblement fun alternant phases de plateformes et combats en arène, un DA tout en cell-shading délicieusement nostalgique des 00's, un univers coloré parsemé de collectables et bien sûr, une bande son rock qui fait office d'office de BO et d'indicateur pour timer ses coups parfaitement.
Au passage, Hi-Fi Rush se paye le luxe, à travers ses PNJ et certains de ses collectables de critiquer (légèrement) le monde de l'entreprise, le management toxique, la perte de sens au travail (même pour des robots, c'est dire !).
Le jeu souffre aussi de quelques défauts : combats parfois confus, séquences de QTE un peu rébarbatives par moment, un système d'amélioration sauce lite-rpg assez dispensable. Mais vous n'aurez pas à vous plaindre des ces inconvénients mineurs plus d'une dizaine d'heure. Hi-Fi Rush est un jeu court (ce que je mets plutôt du côté de ses qualités), et propose des défis supplémentaires post-game ainsi que des options de personnalisations in-game pour y retourner toujours mieux sapé.
C'est d'ailleurs l'une des plus grandes qualités du jeu. Son système de scoring laisse la place aux plus perfectionnistes de remettre une pièce dans la machine pour chopper tous les Rang S, tout en restant léger et digeste pour les casu dans mon genre.
Bref, si vous avez quelques heures devant vous, un abonnement au GamePass (car faut-il le rappeler : Bethesda, éditeur du jeu, appartient désormais à Microsoft) et une furieuse envie de faire danser vos doigts sur vos contrôleurs : Hi-Fi Rush est fait pour vous.