J'ai lancé ce jeu un peu par hasard, sans trop savoir ce qui m'attendait, et en plus, je pense que je confondais avec High on Life, dans le sens où je pensais trouver un monde ultra coloré, un peu loufoque avec des armes parlantes...Et finalement, j'ai quasiment trouvé la même chose avec Journey to the Savage Planet.
On incarne un employé d'une giga-corporation, envoyé sur une planète extra-terrestre afin d'estimer si cette planète est viable ou non pour l'humanité...sauf, que votre entreprise (Kindred Aerospace) vous a envoyé sans prévoir le retour...l'exploration de ladite planète est obligatoire pour y trouver du carburant (entre autres) et espérer revenir...
L'éléphant dans la pièce, c'est l'humour du titre. C'est particulièrement drôle et notamment les nombreuses publicités à la manière de ce qu'on peut retrouver dans des films comme Robocop ou Starship Troopers ou encore le petit robot qui nous suit partout et commence ce qu'on fait (et n'hésite pas à nous chambrer). Tout cela avec un narrateur à l'accent québécois qui rajoute au loufoque et à cet humour bas du front. Car oui, cet humour absurde ne plaira pas à tout le monde.
L'exploration est un gros point fort de ce jeu. C'est un vrai plaisir de découvrir les différents biomes et d'analyser la faune et flore locale (que l'on doit scanner). On découvre aussi des reliques d'une vieille civilisation. Tout cela sans map, ce qui est parfois assez frustrant mais cohérent si on y pense.
La vue se fait à la 1ère personne, combinant des mécaniques classiques mais éprouvées : un grappin, un double saut etc. Les phases de déplacement et de plateforme sont assez réussies et il y a pas mal de petits secrets disséminés sur la map, ce qui ravira les adeptes des collections. Certains secrets demandent un peu plus de précision et se méritent. On remplira alors un arbre de compétences mais je dois dire que j'ai vite été bloqué car je n'arrivais pas à remplir les défis demandés...et malheureusement, certaines compétences ne se débloquent que de cette façon, ce qui pourra en décourager plus d'un. J'ai du par exemple faire tout le jeu sans la capacité de faire un triple ou quadruple saut...j'ai dû feinter pour atteindre certaines zones et en abandonner d'autres plus annexes...Mais ce petit côté metroidvania (à la Metroid Prime apparemment) est assez plaisant quand on réussit enfin à accéder à une zone fermée initialement.
Notre avatar dispose aussi d'armes très originales, basées sur la faune locale (des munitions d'acide, d'autres qui permettent de matérialiser une sorte de trampoline...). Tout cela pour affronter certains ennemis, la progression étant ponctuée par des boss. Ceux-ci sont plutôt classiques mais mettent à profit les compétences tout juste acquises pour les expérimenter. Petite frustration sur le dernier boss que j'ai dû recommencer plusieurs fois...
Le jeu n'invente rien de bien nouveau, mais c'était une parenthèse sympathique, sans prise de tête, et qui m'a fait lancer le DLC dans la foulée.
A noter qu'on peut jouer en coop et que ça doit être bien marrant aussi. Mais je n'ai pas pu le tester.
Joué sur PS5, terminé le 14/01/26 en 14h30
58% du jeu ; 48% des succès ; 40 morts