La ligne télégraphique s'est arrêtée. La musique aussi. Là, pour la peine, je me suis complètement perdue. Je ne sais plus qui je suis.
En ce moment, je joue à des jeux qui me font un drôle d'effet. Une boule au ventre. J'ai perdu un peu de mon cynisme. Est-ce ça l'évolution ?
Maintenant, quand je joue, j'aime sentir l'impression que je suis avec le personnage, qu'on voyage côte à côte droit dans les embuscades, qu'au final, on se perd ensemble dans un monde qu'on ne comprend pas.
Pourtant, j'ai toujours eu cette boule au ventre... mais en moins intense.
Maintenant, j'aime les errances, j'aime subir, j'aime les mondes.
J'aime les errances dans les décors enneigés du Canada, les recoins sombres du Manoir Hamilton (que je peux enfin visiter !), les couloirs flippants du laboratoire, j'aime faire des aller-retours entre ces endroits puisque j'ai mes propres objectifs en tête, des tas d'objets à collectionner.
J'aime subir le narrateur maintenant. Je suis tout de même pas devenu un fan de son compas moral, néanmoins, j'aime bien son apport à l'histoire car avec lui, tout semble plus dérisoire et Carl Faubert, un peu moins héroïque.
J'aime rentrer dans un autre monde. J'aime prendre des captures de ces endroits à demi illuminés. Parfois, à les regarder, on se demande où on est exactement. On remercie le jeu de nous avoir invités dans ces lieux car on ne pourra pas les retrouver dans la vraie vie.
Sauf... cette ligne télégraphique.