Quand on évoque un Donjon dont vous êtes le maître, on pense tout de suite à Donjon Keeper (les éditions de 1997 et 1999, pas la version pourrie qui a suivi, hein). Ces petits jeux de gestion à l'idée de base très simple étaient de grands jeux bien pensés, et amusants.
Les équipes du Donjon de Naheulbeuk reprennent l'idée, et en effet, leur univers s'y prêtent très bien (enfin, l'univers de John Lang qu'ils adaptent). Donc on reprend les personnages de Zangdar et son acolyte Reivax qui va jouer son professeur Xavier, les pouvoirs et la motivation en moins, pour faire vivre un donjon dans ce monde improbable.
On retrouve donc l'humour de l’œuvre avec beaucoup de plaisir, et on se familiarise avec les règles de jeu que la gestion nous impose, qui sont ajoutées petit à petit. Çà marche très bien pendant les deux ou trois premières heures de jeu, puis on se rend compte que ces règles sont des dispositifs qui s'empilent les uns sur les autres, mais qui ne s'articulent pas très bien entre eux, comme une pièce montée vanille-chocolat-maroille-salade-tomate-oignos-sauce samouraï. La gestion consiste au final à jongler avec ces dispositifs en les traitant complètement indépendamment les uns des autres.
Le modèle de Bullfrog était moins riche, mais beaucoup plus digeste.