Soyez prévenus : si il existe une expression opposée à "tirer sur l'ambulance", c'est ce je m'apprête à faire ici. Pas de résumé, de pitch. Je ne vous conseillerai pas de jouer ou non à ce jeu, de toute façon vous avez déjà lu ma note.


Il se trouve que je viens juste de terminer Life is strange et que j'ai juste besoin d'en parler, ne serait-ce qu'à moi-même, comme une sorte d'exutoire.


Rares sont les œuvres qui me laissent une sensation, une trace comme l'a fait le jeu de Dontnod. Difficile de mettre un mot sur cette impression ... Pour moi, c'est le souvenir de l'été qui se termine et qui laisse place peu à peu à l'automne. La fin d'une époque heureuse vers une autre incertaine. Je ne fais pas de grandes révélations me direz-vous, le jeu tirant clairement sur la fibre mélancolique, notamment sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte.


En ce qui me concerne, la réussite est d'avoir pu me faire ressentir ces émotions en racontant une histoire aux antipodes de ce que je suis, celle d'une ado, étudiartiste dans une fac de l'Oregon. Et pourtant je me suis pourtant attaché à Max, je l'ai comprise, j'ai partagé ses joies et ses peines.


Évidemment je ne suis pas dupe, j'ai vu les ficelles, j'ai entendu l'ambiance folk-pop-Sundance, j'ai senti les coups de coude à ma nostalgie. Mais jamais pourtant je n'ai eu l'impression que l'on me forçait à aimer untel, détester celle-ci ou avoir pitié de celui-là. Si mes émotions ont été guidées, je n'ai pas ressenti cette trahison pourtant fréquente dans les jeux "QCM".


Alors clairement, Life is strange est arrivé à un moment où j'étais réceptif. Dans d'autres circonstances, je n'aurais peut-être pas pu passer outre le gameplay simpliste, la technique un peu à la ramasse et le scénario basique. Mais à cet instant de ma vie, cette histoire m'a parlé et m'a marqué de son empreinte.


Je ne referai pas le jeu, j'assume mes choix, même si j'en regrette certains. Je ne testerai pas les différents embranchements car j'ai réalisé qu'il n'y a rien de plus tristement beau que l’éphémère et le temps qui passe.

Orbuso
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le 24 juil. 2017

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