Aïe aïe aïe. Retrouver Max, et cette ambiance photographe urbex et les discussions en bar entre étudiants, ça prend sur moi. Cette ambiance, compense difficilement ces graphismes déjà vus et ces visages Sims sans DA, mais fonctionne sur moi, avec ses couleurs, l'architecture vieille Angleterre de la ville...
Mais très vite ça dérape. Dès le deuxième épisode, l'impression de tourner en rond dans des décors bien trop peu nombreux, techniquement à la masse et sa résolution d'écran limitée, aux dialogues qui se chevauchent ou se coupent les uns les autres. On est cloisonné dans quelques décors jusqu'au bout, et même le dernier épisode peine à être vraiment surprenant. Cette paresse technique va réclamer un incroyable scénario pour se faire pardonner, mais non.
L'absence de vrais dilemmes (parce que le choix est évident, ou parce que les alternatives nous renvoient généralement toujours au même endroit par une pirouette de dialogue), l'absence de nuances dans certains de ses personnages secondaires, sans oublier là encore une certaine paresse dans certaines situations : le cliffhanger de l'épisode 3 est très facile, et appauvri un peu plus le twist tant attendu :
un personnage peut donc se transformer en d'autres personnages, super le coup du métamorphe dans un jeu vidé d'enquête et d'aventures dont justement le seul intérêt repose sur la sincérité des dialogues pour comprendre les personnages, super aussi tant intellectuellement ca n'est pas bien intéressant.
Certains personnages me semblent mal écrit, voir totalement clichés. Cet épisode, un entre deux pour le lancement d'une suite, reste bien poussif.