J’ai lu un peu partout sur internet que le dernier Mario Tennis Fever manquerait de contenu solo. Franchement, sauf amnésie soudaine de ma part, c’est probablement l’épisode avec le solo le plus fourni de la série. Ce n’est pas gigantesque, mais on est loin du service minimum.
Alors oui, le mode aventure n’est pas inoubliable. Pas désagréable, mais clairement pas épique non plus. Et côté tournoi solo, avec la tour des épreuves et le reste, on en fait assez vite le tour. Là-dessus, difficile de totalement donner tort aux critiques.
Mais est-ce vraiment un jeu pensé pour le solo ? Évidemment que non. Entre le jeu en ligne, le local, le Game Share et toute la structure du gameplay, tout pousse vers le multijoueur et le party game. Les personnages, les raquettes, les coups spéciaux, le mode dynamique : tout est fait pour le fun à plusieurs avant tout. Et c’est d’ailleurs là que Nintendo devrait être plus clair et plus sincère dans sa communication : assumer que le jeu est d’abord pensé pour le multi, puis préciser qu’il y a malgré tout du contenu solo, au lieu de laisser croire à un équilibre qui n’existe pas vraiment.
Je comprends quand même que certains joueurs, surtout ceux qui cherchent des affrontements très techniques et stratégiques, puissent se sentir mis de côté. Le jeu manque d’options défensives solides et les super attaques peuvent parfois décider d’un match presque à elles seules. On peut espérer pour eux que mise à jour d'équilibrage vienne un jour corriger cela, d'autant que je ne pense pas que cela puisse pejorer les autres aspects du titre, au contraire.
Par contre, vu le prix, si vous l’avez acheté uniquement pour le solo, oui, c’est trop cher pour ce que ça propose. En revanche, si c’est pour jouer un peu seul au début puis surtout avec des amis ou la famille, il remplit parfaitement son rôle.
La vraie question reste le tarif Nintendo. Très honnêtement, 10 à 20 francs de moins et le jeu mettrait probablement beaucoup plus de monde d’accord. Parce que oui, ce n’est pas un jeu parfait : il a choisi le multijoueur, le fun et l’accessibilité, à l’opposé d’une philosophie ultra exigeante type Dark Souls. Et ces deux extrêmes méritent d’exister, parce qu’on n’a pas tous envie de souffrir devant le même écran.