Annoncé courant 2021 après les déboires d’un jeu osef avec Avengers que Square Enix tente de maintenir en vie artificiellement, ce jeu vidéo Gardiens de la Galaxie ne partait pas spécialement gagnant, malgré la sympathie de cet univers et ses personnages atypiques que j’ai adorés suivre dans les deux films du Marvel Cinematic Universe.
Sorti fin 2021 sur les supports du moment, développé par Eidos Montréal et toujours édité par Square Enix, voyons voir de quoi il en retourne pour ce nouveau AAA dans l’écurie vidéoludique de Marvel.
Se déroulant indépendamment des films ou des comics, l’histoire du jeu Gardiens de la Galaxie commence peu après que Peter Quill alias Star Lord, beau parleur et escroc au grand cœur, ait formé son équipe de mercenaires composée d’individus aussi excentriques que lui : Drax la montagne de muscles très 1er degré, Gamora la tueuse solitaire et fille adoptive de Thanos, Rocket le raton laveur impulsif et manieur d’explosifs, et Groot le colosse floral alignant que 3 mots et compère de Rocket.
Avec son équipe déjantée, Star Lord s’aventure dans une zone interdite afin de capturer un monstre valant de l'argent. Autant le dire de suite, l’histoire et l’écriture du titre sont clairement ses plus gros points forts : si les événements sont classiques, les situations dans lesquelles vont s’enliser les Gardiens seront variées, drôles, épiques ou parfois impactantes émotionnellement parlant.
Les interactions et relations entre les différents personnages sont extrêmement bien rendues et si on accroche, on a toujours envie de voir les vannes ou les répliques qu’ils vont se lancer entre eux, faisant de l’écriture une réussite totale.
Côté gameplay, Gardiens de la Galaxie coche les cases du AAA moderne et classique mais le fait très bien. Incarnant toujours Star Lord en 3ème personne, le joueur devra progresser dans des niveaux linéaires entrecoupés de séquences de combat, d’un peu d’exploration pour trouver des ressources ou skins de personnages, petites « énigmes » et séquences de discussions entre les personnages avec parfois quelques choix de dialogue.
Sachant qu’après certains niveaux, il sera possible de se balader tranquillement dans le vaisseau de l’équipe, le Milano, afin d’observer les situations cocasses entre les personnages, ou encore de discuter avec chacun d’entre eux pour approfondir les liens entre eux, avec des dialogues pertinents.
Pour la progression globale dans les niveaux, Quill est équipé de deux flingues qui auront plusieurs tirs différents permettant d’interagir avec le décor, sans compter les ordres que l’on peut donner à ses alliés soit dans l’exploration, soit en combat pour progresser.
Les combats eux-mêmes sont efficaces, avec des ennemis ayant différentes caractéristiques à exploiter pour les vaincre plus ou moins facilement. A noter que l’on peut dasher et utiliser certaines compétences précises de Quill ou ses alliés pour s’aider.
Enfin, nous avons le rassemblement qui est très classe niveau mise en scène, et s’il est réussi dans le choix de dialogue, permettra d’avoir un bonus de dégâts pour Quill et les autres Gardiens. De plus, il y’aura quelques combats de boss très sympas.
Le gameplay est donc très bien rôdé et donne toujours envie de progresser grâce à un bon mélange dans ses situations et décors proposés par chapitre, ou lors des phases calmes dans le Milano.
Pour la réalisation graphique, le jeu est très solide techniquement parlant que ce soit sur les modèles 3D, animations, décors ou encore sur les textures. Sur PS5, le jeu tourne très bien et a plusieurs modes graphiques pour contenter tout le monde (Qualité, Performances et Ray Tracing). Perso, je l’ai fait constamment en Performances pour le 60 FPS, bien plus agréable dans ce genre de jeu.
Artistiquement parlant, Eidos Montréal ont apposé leur patte à l’univers Gardiens de la Galaxie et c’est très réussi. Le chara design global est excellent, que ce soit pour chaque Gardien, les personnages aliens ou les monstres que l’on rencontrera.
De plus, les décors sont variés par chapitre avec des effets de lumière pertinents et des paysages classes (mention spéciale pour moi à la planète de glace du chapitre 13, ou encore le vaisseau l’Espoir d’Hala des Cohortes de Nova).
La réalisation est un vrai bonheur pour les yeux où cette vision videoludique coïncide davantage avec le matériau initial du comics, que les films Gardiens de la Galaxie du MCU.
Pour la bande sonore, on est également sur un excellent niveau de qualité. Tout d’abord les musiques qui pour la majorité sont issues de hits des années 80 (avec des musiques spécialement créées pour l’occasion avec ce throwback eighties via le Star Lord Band), et les autres pistes d’ambiance sont très bonnes et soutiennent bien chaque situation du jeu.
Le doublage français est également une franche réussite et chaque voix colle parfaitement avec son personnage. Mentions spéciales pour moi à la VF de Drax, Gamora et Rocket. Enfin, les bruitages ne sont pas en reste et sont parfaitement réussis également.
Côté contenu et durée de vie, comptez environ 15 – 20h pour terminer le jeu en difficulté normale et en prenant votre temps dans l’exploration, ou flâner un peu dans le Milano quand c’est possible, pour écouter les dialogues entre les personnages. Ca vaut vraiment le coup de s’y intéresser tellement l’écriture et les interactions sont super réussies entre chaque Gardien, notamment les blagues ou punchlines qu’ils s’envoient avec un humour très bien distillé.
La durée de vie est donc très bonne pour du AAA solo et linéaire, bien rythmé et on ne s’ennuie jamais pour peu qu’on adhère. A noter l’ajout d’un mode new game + pour pouvoir refaire le jeu avec vos capacités débloquées, qui sera utile également pour ramasser les collectibles ou skins de personnages qu’on aurait loupé, et améliorer les compétences de chaque Gardien également.
Conclusion : Annoncé d’on ne sait où par Square Enix et sortant dans un contexte qui ne lui était pas franchement favorable à la base, Guardians of the Galaxy est au final un AAA brillant et rafraichissant dans cette industrie matrixée du JV grand budget depuis une décennie.
Eidos Montréal ont totalement respecté l’univers déjanté des Gardiens de la Galaxie tout en apportant leur vision propre et compréhensible pour les débutants dans cette licence space opéra.
Le gameplay est classique mais super efficace et fun, le scénario et l’écriture de ses personnages y sont excellent et arrivent à distiller moments funs, épiques, avec un humour et des séquences émotionnelles très bien gérées, et la réalisation graphique et sonore sont de très haute volée pour nous immerger totalement dans cette aventure inédite aux côtés de Star Lord et son équipe de losers attachants.
Bref, moi qui ne m’attendais à rien, Guardians of the Galaxy est clairement un des meilleurs AAA que j’ai fait de ces dernières années. C’est tellement un bol d’air frais et une excellente surprise à découvrir, gros coup de coeur <3