⚠️Cette critique porte exclusivement sur l'expérience solo, et plus particulièrement sur le mode Histoire. J'ai survolé rapidement les autres modes solo.


Il y a des jeux qui vous donnent envie de jouer.


Et puis il y a MARVEL Tōkon: Fighting Souls, qui vous donne surtout envie de regarder.


Parce que, bon sang, qu'est-ce que c'est beau.


Arc System Works maîtrise son sujet. Les personnages sont magnifiques, les animations claquent, les attaques spéciales explosent littéralement à l'écran et la direction artistique mélange avec une efficacité redoutable l'esthétique manga et le comic book. Chaque affrontement ressemble à une case de BD qui aurait décidé de vous sauter au visage.


Et le plus beau dans tout ça ?


C'est que le jeu est immédiatement accessible.


Pas besoin d'avoir passé son adolescence dans les salles d'arcade à apprendre les quarts de cercle au doigt. On prend rapidement les commandes en main, on enchaîne les attaques spéciales et, très vite, on a l'impression de savoir jouer.


C'est agréable.


Peut-être même un peu trop.


Quatre personnages, une seule barre de vie


La grande idée de Tōkon repose sur ses affrontements en 4 contre 4.


Chaque équipe partage une seule barre de vie.


Sur le papier, c'est malin. Le système permet de passer rapidement d'un personnage à l'autre, de varier les attaques et de profiter des spécificités de chacun sans devoir gérer quatre jauges différentes.


Dans les faits, du moins en solo, cette mécanique révèle surtout une étrange conséquence : elle permet de traverser les affrontements sans véritablement construire une stratégie.


On change de personnage.


On balance une attaque spéciale.


On enchaîne.


On recommence.


Le jeu est suffisamment généreux pour donner immédiatement des sensations de puissance, mais pas suffisamment exigeant pour transformer cette puissance en véritable maîtrise.


Et c'est là que le bât blesse.


Le problème : je suis mauvais aux jeux de baston


Je ne suis pas un grand joueur de versus fighting.


Vraiment pas.


Je joue principalement en solo et mon niveau est suffisamment modeste pour que les jeux de combat compétitifs aient généralement une espérance de vie assez proche de celle d'un poisson rouge sur une plage.


Et pourtant, j'ai roulé sur le mode Histoire.


Sans véritable difficulté.


C'est probablement la première fois que je termine un jeu de baston en ayant l'impression d'être un génie du versus fighting.


Le problème, c'est que je ne suis pas devenu bon.


C'est le jeu qui m'a laissé gagner.


Tōkon enseigne rapidement ses mécaniques, puis cesse presque immédiatement de nous demander de les maîtriser. On comprend vite. On exécute vite. On gagne vite.


Et lorsqu'un jeu de combat ne vous oblige jamais à dépasser vos premières certitudes, il finit forcément par manquer quelque chose.


Une histoire sympathique, mais expédiée


Le mode Histoire n'est pourtant pas mauvais.


Bien au contraire.


Découpé en cinq chapitres autour des différentes équipes, il propose une narration agréable, correctement écrite et surtout très cohérente avec l'univers Marvel. Les séquences façon motion comic fonctionnent particulièrement bien et donnent au récit cette sensation de feuilleter une bande dessinée animée.


C'est joli.


C'est dynamique.


C'est sympathique.


Mais ce n'est jamais mémorable.


Et surtout, c'est terminé beaucoup trop vite.


En environ trois heures, l'essentiel du mode Histoire est plié.


Trois heures.


Pour un jeu qui met en scène une vingtaine de personnages et qui possède un système de combat aussi spectaculaire, c'est peu.


Très peu.


Et c'est là que Tōkon me laisse une impression étrange : tout semble avoir été pensé pour donner envie d'en voir davantage, mais le mode solo s'arrête précisément au moment où il pourrait commencer à devenir intéressant.


Le spectacle ne suffit pas


C'est finalement le paradoxe de Tōkon.


Tout fonctionne.


Les graphismes sont magnifiques.


Les animations sont spectaculaires.


Les personnages ont une vraie personnalité.


Les combats sont accessibles et plaisants.


Le mode Histoire est sympathique.


Et pourtant, une fois la console éteinte, il ne reste pas grand-chose.


Je me souviens surtout d'une chose :


qu'est-ce que c'était beau.


Pour le reste, le souvenir est beaucoup plus flou.


À titre de comparaison, Granblue Fantasy Versus d'Arc System Works m'avait davantage convaincu sur le terrain du solo, avec une proposition beaucoup plus généreuse pour celui qui n'a pas envie de passer ses soirées à affronter des humains capables de vous mettre 47 coups dans la figure avant même que vous ayez compris où était le bouton pour sauter.


Tōkon, lui, semble avant tout conçu pour ceux qui veulent vraiment jouer au jeu de combat.


Et c'est parfaitement légitime.


Je n'ai simplement fait qu'effleurer cette partie de l'expérience.


Marvel en vitrine


C'est probablement ce qui explique mon 6/10.


Je ne prétends pas que MARVEL Tōkon: Fighting Souls est un mauvais jeu.


Je pense même qu'il pourrait être nettement plus intéressant pour un véritable amateur de versus fighting, capable d'explorer ses systèmes, ses personnages, ses subtilités et surtout son mode compétitif.


Mais je ne suis pas ce joueur.


Moi, j'ai joué au solo.


Et dans ce cadre précis, Tōkon ressemble davantage à une magnifique démonstration qu'à une expérience véritablement marquante.


Il lui manque une campagne plus ambitieuse.


Davantage de situations.


Davantage de variété.


Davantage de raisons de maîtriser réellement ses mécaniques.


Parce qu'un jeu de combat peut être accessible sans être facile.


Il peut être spectaculaire sans être superficiel.


Il peut donner immédiatement du plaisir tout en demandant des dizaines d'heures pour être véritablement maîtrisé.


Tōkon possède le premier morceau de l'équation.


Il lui manque encore le reste.


Alors oui, 6/10.


Pas parce que Tōkon est mauvais.


Mais parce que, pour un joueur solo comme moi, il ressemble parfois à une bande-annonce de trois heures pour le jeu que les vrais joueurs de versus fighting vont, eux, réellement découvrir.


Et vu la beauté de cette bande-annonce, j'aurais aimé qu'elle dure un peu plus longtemps.


deathschneider
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Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Top JV (finis) en 2026

Créée

le 13 août 2026

Critique lue 42 fois

deathschneider

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FabiienTW

le 11 août 2026

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c'est quoi ça ?

aucun intérêt... Ça fait juste plaisir de voir certains persos en jeu, là où d'habitude ils sont oubliés par les autres jeux/studios

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