Je prend un plaisir immense à y retourner aujourd'hui.
Dans un premier temps, car j'ai été très déçu de la scène indépendante, qui a voulu voler aux côtés de ce monstre sacré, via One Step From Eden. Dans un second, car ce gameplay et son univers m'ont trop manqué. Une pépite injustement boudé chez nous!
Imaginez : vous êtes un ado tout ce qu'il y a de plus normal, mais avec un alter ego virtuel qui vit dans un monde numérique interconnecté et qui peut, littéralement, sauver la ville. Le train est en panne ? Pas de problème. Plongez sur Internet, débusquez le virus responsable, et hop, problème réglé.
Franchement, à l'époque, ce concept m'a semblé révolutionnaire. Je me suis senti complètement transporté dans cet univers où le virtuel et le réel se mélangent avec une fluidité géniale.
Alors, oui, on pourrait dire que le scénario est un peu enfantin. Et... ce n'est pas totalement faux. Mais ça fonctionne ! L'histoire, avec ses rebondissements et son côté original, nous happe. On incarne Lan, ce petit gars avec ses copains de classe qui, eux aussi, ont leur alter ego numérique. Ce monde où tout le monde a son propre NetNavi, c'est addictif, presque magique. Tellement que j'avais même tenté le manga de l'époque.
Bon, soyons honnêtes, il était médiocre (comme souvent avec ces adaptations), mais ça montre à quel point j’étais investi dans cet univers.
Graphiquement, pour la GBA, c'était franchement impressionnant. Les couleurs étaient vibrantes, les environnements détaillés, j'y retrouvais presque les premiers temps dans un pokemon ou autre RPG où je me sentais chez moi dans ces villes virtuelles.
Chaque personnage rencontrait un design qui donnait envie d'en découvrir encore plus. Les alter-ego virtuel reprennent les design iconique des mega man, en y rajoutant cette touche cybernétique du plus bel effet. Ce jeu avait un charme fou qui donnait envie de continuer, encore et encore.
Et que dire du gameplay ? Ce système de combat en temps réel sur une grille était tout simplement révolutionnaire. Mélange de deckbuilding stratégique et de dynamisme en semi-temps réel, chaque affrontement devenait un petit puzzle à résoudre. C'était original, addictif, et clairement une des grandes forces du jeu. Et même si le premier opus est parfois un peu ennuyant, répétitif et, soyons honnêtes, probablement le moins bon de la série, il pose des bases solides pour tout ce qui suit.
Alors, si vous n’avez jamais plongé dans cet univers, je ne peux que vous encourager à le faire. Derrière ses petits défauts se cache un jeu qui a ouvert les portes d’une série brillante et inoubliable. Un vrai classique de la GBA, et une invitation à rêver d’un monde où le virtuel et le réel se mêlent avec ingéniosité.
Puis... Pas d'excuse pour les personnes qui ne veulent pas forcer avec l'anglais, il y a des fan trad qui semblent très bien fonctionner!