Ma manière d’aborder le rétrogaming est volontairement à contre-courant. Je ne note pas les jeux sur leurs prouesses techniques ni en essayant de me replacer dans la peau d’un joueur de l’époque, mais uniquement sur le plaisir de jeu aujourd’hui. J’ai exactement la même approche avec le cinéma ancien : j’adore City of Lights parce que, au-delà de son statut de film culte, il se regarde encore sans difficulté ni indulgence particulière.
Dans cette quête de culture vidéoludique, j’ai conscience que cette méthode est parfois violente pour certains monuments. Et clairement, la NES risque d’en prendre pour son grade.
Dans Metroid, Samus me paraît lourde, la diversité de gameplay est limitée, et visuellement, le jeu a pris un sérieux coup de vieux. Comparé à Super Metroid, l’écart est immense, que ce soit en termes de lisibilité, de rythme ou d’identité artistique.
À mes yeux, pour un joueur d’aujourd’hui, il est plus pertinent de se tourner vers Metroid: Zero Mission, qui conserve l’intention originale tout en la rendant réellement agréable à jouer.
Évidemment, si je notais Metroid par rapport à son époque, il atteindrait très facilement un 10/10 : son importance historique est indiscutable. Mais ce n’est tout simplement pas mon objectif. Je veux voir ces jeux avec le regard d’un joueur contemporain, sans filtre nostalgique.
Et ce choix n’est pas arbitraire : certains vieux jeux restent incroyablement solides même aujourd’hui. La trilogie Donkey Kong Country en est un excellent exemple : elle demeure fun, lisible et plaisante sans effort.
Oui, c’est une approche dure pour certains classiques. Mais elle est cohérente avec ma démarche : chercher ce qui tient encore debout aujourd’hui, pas ce qui mérite le respect uniquement parce que le temps est passé.