Mixtape prend place dans les années 90 et retrace les aventures d’un petit groupe d’amis d’une ville modeste le temps d’une soirée, nous permettant quelques pas de côté en nous remémorant les souvenirs de ces joyeux lurons.
Le titre est plutôt court car il se termine en 4h à peine, ce qui est une très bonne chose car on ne s’ennuie jamais. J’y allais à reculons, me disant qu’une belle DA n’a jamais fait un bon jeu. Ça aurait été une grosse erreur de passer à côté. La DA en stop-motion est bien sûr splendide, au même titre que sa BO qui est tout bonnement géniale. Mais pour moi ce n’est pas là où réside la force de Mixtape.
Oubliez les jeux narratifs qui vous donnent l’illusion du choix mais qui ressemblent davantage à des films interactifs plutôt qu’à des jeux vidéo, ici c’est bien un jeu que nous délivrent Beethoven & Dinosaur. Les boucles de gameplay sont très variées et souvent plaisantes. Le studio a parfaitement intégré que celles-ci n’ont pas besoin d’être longues et complexes, elles servent à renforcer le message et les émotions que les scènes veulent transmettre et ça marche à fond. Pour avoir compris cela c’est un grand oui, le jeu vidéo est un médium extrêmement riche et puissant pour transmettre des émotions, je trouve toujours dommage de restreindre un jeu à du cinéma avec très peu d’interactions.
Côté inspirations on pense forcément à What Remains of Edith Finch, mais aussi dans une moindre mesure à Firewatch et Brothers.
J’espère de tout cœur que là où What Remains of Edith Finch avait pavé la voie, Mixtape démocratisera le genre et ouvrira le chemin vers davantage de gameplay dans les jeux narratifs. J’imagine déjà un thriller qui reprendrait cette grammaire, il y a tellement de choses à explorer. C’est extrêmement prometteur pour l’avenir du médium. Pourvu que ce jeu infuse dans l’esprit des développeurs et influence les créations futures. Je vous recommande chaudement d’y consacrer une soirée.