Parmi les licences de Nintendo, à peine, une dizaine sont sur le devant de la scène, les autres faisant partie du tiers-monde. Et si certaines ont été sauver de la banqueroute grâce à un jeu inattendu, d'autres non pas vraiment eu cette chance. Et parmi toutes les licences oubliées de Big N ce trouve Mother 3 ainsi que la série d'où il est tiré. Et pourtant, ce jeu en a dans le capot malgré ses débuts chaotiques.
Car le jeu, qui était prévu pour la Nintendo 64, a été reporté plusieurs jusqu'à sa sortie en 2006 sur Gameboy Advance et encore si ce n'était que ça. Vu le jeu est bel et bien sorti en 2006, je ne dis pas le contraire, mais uniquement au Japon et n'a jamais eu de réédition dans d'autres pays. Cela fait que l'on ne peut jouer à ce jeu qu'avec des versions pirates ou traduites (comme ça avait été mon cas). Mais si on trouve cette version "pirate" du jeu et qu'on y joue, on peut applaudir les nombreuses qualités de ce même jeu.
Déjà, le jeu est magnifique. Il faut le dire, ça reste très beau malgré les 20 années passées, surtout en comparaison de jeu sorties sur la même console comme Zelda Minish Cap ou encore Pokémon. C'est comme pour Barry Lyndon, tu me le sors maintenant avec un petit remaster et ça passe crème tant le jeu n'a pas vieillit sur ce point-là.
Et si le jeu est aussi magnifique, c'est également grâce à son univers qui est giga mémorable. Que ce soit grâce à ces personnages (Duster et Kumatora, je vous aime) son esthétique loufoque et décalée (que ce soit notamment avec le groupe des Magypsy ou des différents méchants pouvant allez de simple mouches bagarreuses à un T-rex) ou encore sa bande-son qui est magnifique et qui colle parfaitement à l'absurdité du monde avoisinant du jeu et de la mélancolie du jeu. Car le jeu, grâce à son univers, peut te faire passer par toutes les émotions possibles (joie avec son humour plus qu'absurde, colère avec les méchants détruisant tout sur leur passage, tristesse avec la mort de la mère et du frère du héros, etc...).
Enfin, nous devons parler de son gameplay qui donnent du crédit à son jeu. Alors, la plupart du temps, ce genre de gameplay sonne vieux, très vieux même (comme une bonne partie des J-RPG après tout) mais le jeu réussi à prendre le contre-pied totale de ce genre de gameplay propre aux japs et à vraiment le mettre en valeur, en plus de donner un système spécifique au jeu (le système de rythme) qui est sacrément bien fichu (même si je ne sais pas l'utiliser du fait que je l'ai fait sur Emulateur et qui est bien plus facile à faire sur GameBoy advance).
Finalement, le seul défaut que je pourrai lui trouver serait sa difficulté qui est vraiment mal fichue. Car le jeu peut vraiment passé de super simple au mode hardcore en un rien de temps et certains moments ne peuvent être fini qu'en butant tout sur son chemin comme un gros porc (coucou le moment avec le boss violoncelle dont j'ai dû m'y reprendre à trois fois avant de pouvoir le terminer). Je ne vois pas comment les mecs ont pu rater ça alors que le reste du jeu est tout bonnement excellent.
C'est donc un jeu à faire, rien que pour son gameplay maîtrisé ainsi que de son coté loufoque qui sont vraiment sympa. C'est d'ailleurs dingue de se dire que la plupart des gens se souviennent de Lucas et, accessoirement, de la série Mother grâce à Smash où Ness et Lucas ont une apparition remarquée (ce très cher Lucas qui devait d'ailleurs remplacé Ness dans Smash melee pour la sortie de Mother 3, mais qui n'as pas pu y être dû à un report de son jeu d'origine) alors que ces jeux ont eu une immense influence dans les jeux vidéo, et notamment dans la sphère Indé.
Sur ce, au revoir.