Je n’ai jamais été un grand amateur de Need for Speed. Mais s’il y a bien un épisode qui m’a plu dans la série, c’est Most Wanted. Parce que oui, l’univers d’Underground 2 avait beau être cool, bien ancré dans l’ère Fast and Furious, je trouvais ça incompréhensible (on ne voit rien dans la nuit) et pas assez arcade (du moins, à l'époque où c'était sorti).
Il faut comprendre que mon point de référence était Ridge Racer et surtout Burnout. Des jeux où la vitesse, les cascades et la musique rock primaient sur tout. Alors quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai appris que Criterion Games, à qui l’on doit le génial Burnout Paradise, était aux commandes de ce nouveau NFS !
Parce qu’en effet, le studio a appliqué sa recette à ce nouveau jeu qui, à mon sens, ne garde de Need for Speed que le nom. On profite en réalité de “vraies” voitures que l’on peut dorénavant exploser les unes contre les autres. Et ça, c'est cool !
Pour ma part, le jeu a été fait sur PlayStation Vita. Le monde ouvert est plutôt agréable à parcourir et les courses s’enchaînent aisément. Le format nomade se prête en plus assez bien à ce genre de jeu, où cinq courses sont à remporter par voiture, sans compter les courses bonus et les Most Wanted à poursuivre. On peut donc progresser pendant 10 minutes comme 1 heure, et même continuer sa partie des jours plus tard sans perdre le fil ni la main. C'est top.
On pourra cependant regretter une difficulté étrange, dans la mesure où l’on a l’impression que l’IA roule toujours mieux et plus vite que soi, et que les améliorations de véhicules ne changent pas grand-chose à nos performances. La police est aussi assez reloue à battre, et abaisser le niveau de poursuite devient agaçant à la longue. Enfin… il n’y a pas de tuning ! Ce qui est un comble pour un NFS (tout au plus, on pourra changer de couleurs en réparant sa voiture en passant dans les stations essences).
C’est pourquoi, à mon sens, il s’agit davantage d’un Burnout maquillé en Need for Speed, pour mon plus grand plaisir, n’en doutez pas !