Vous êtes une sorcière dotée de 2 baguettes. L'une lance des projectiles à longue distance, l'autre lâche des bombes ou lance des projectiles explosifs qui défoncent le décors. Pas d'objectif en vue mais une invitation à explorer.
Je ne suis clairement pas un gros joueur et je n'y connais d'ailleurs pas grand-chose aux roguelites, mais je suis tombé dans Noita et je n'en ressors plus. Le but : descendre toujours plus loin, de niveaux en niveaux, en recueillant au passage de nouveaux sorts et baguettes qui vous permettront, au fil des tests, de confectionner l'outil le plus destructeur pour faire la peau à vos ennemis et, in fine, terrasser le boss de fin.
Chaque pixel du décor est simulé physiquement. Ainsi, les minéraux qui vous entourent, les cuves d'acides, la lave, l'eau, le feu, tout interagis différemment l'un avec l'autre. À vous de trouver ce qu'il ne faut surtout pas mélanger ou mettre en contact pour ne pas mourir bêtement (où inversement, ce que vous devez associer pour triompher de l'environnement). À chaque niveau et à chaque environnement sa spécificité, vous devez donc tenir compte de tout.
Punitif mais addictif, obscur sans trop l'être puisqu'un minimum d'infos vous sont quand même données pour comprendre les mécaniques du moteur du jeu, Noita regorge de secrets. N'hésitez donc pas à tenter de traverser les barrières qui semblent vous indiquer la fin du jeu : elles ne sont là que pour vous empêcher de découvrir ce qui se cache derrière.
L'OST est signée From Grotto et Niilo Takalainen. Elle oscille, selon les niveaux et la présence d'ennemis entre ambient organique et rock psyché éthéré. Rarement une musique de JV m'avais autant touchée que celle-ci. Tantôt profonde et douce, tantôt rieuse, tantôt énergique et stressante, elle est à la fois indicible face à l'immensité des éléments et concrète dans les situations de combat. Le silence est aussi parfois de mise dans Noita, pour permettre à l'environnement de s'exprimer. À vous de rythmer en musique votre exploration !