Obscure: The Aftermath
7.5
Obscure: The Aftermath

Jeu de Hydravision et Playlogic (2009 · PSP)

Et enfin… Une bonne nouvelle qui sauve la réputation de notre bel hexagone vidéoludique…

Avec Hydravision aux manettes, il est regrettable de voir qu'on a les mêmes défauts que dans Alone In The Dark. Je tiens tout de même à dire que la caméra est de manière surprenante, plutôt sympathique. Elle alterne entre la caméra libre et la caméra dite "guindée", un pont intergénérationnel entre la PS2 et la PS3 qui pour une fois, ne me casse pas les couilles. Ainsi, on a les qualités des deux types de caméra dans le même jeu ce qui participe rudement à l'ambiance.

Malheureusement, Hydravision a son propre problème de caméra. Quand les jeux font des FPS, ou des TPS, Hydravision produit des SPS : second person shooter ! Qu'est-ce que c'est ? Une caméra qui se concentre sur le protagoniste et se fout complètement de ce qui se passe autour. Quand la caméra est libre, on ne voit pas devant soi, ni autour de soi, à cause de cet angle de chiotte trop haut vers l'arrière et trop bas vers l'avant. Oui, je joue un personnage aux cheveux noirs qui porte une lampe torche, 1m80, probablement 20 ans, un gilet marron et un pantalon beige, mais je suis désolé, je m'en bats les couilles !

Il arrive de rentrer dans des pièces et d'avoir un plan très proche de son gel Fixation béton, et non des ennemis hors champ qui vous attaquent sans perdre de temps. Dans ces moments-là, j'ai souvent utilisé la technique du dégainage de l'arme qui bascule automatiquement en caméra libre mais de manière temporaire, hélas, puisque la caméra partira lentement sans demander son reste dès que vous enlevez votre arme. Aussi, cette technique ne fonctionne pas parfois à certains endroits, à croire que la caméra guindée a des privilèges. Certains plans guindés sont assez maladroits aussi, parfois trop loin, trop ambigus, bref...

Cela n'empêche que le jeu en général, est plutôt bon. Je m'attendais à bien pire ! Je m'attendais à un de ces jeux un peu trop iconoclastes, où le gameplay finit par rendre le jeu imbuvable, ce qui ne fut pas trop le cas. Le jeu est plutôt facile dans l'ensemble, le gameplay vous donne une large gamme d'outils de destruction massive ce qui rend caduque les chances de mourir à moins qu'on le veuille. Et pourtant, les ennemis ont tout autant leurs chances de vous baisser la santé.

Je m'attendais à un de ces jeux français, un peu trop moches, un peu trop cons, un peu trop maladroits. En vrai, j'ai passé un bon moment à suivre l'histoire, les personnages qui ne sont pas si caricaturaux tout de même ; à affronter les monstres plutôt flippants et regarder les cinématiques (pas la perfection mais ça passe). Il y avait exactement ce que j'aime le plus dans les Survival Horror, explorer des lieux abandonnés, à la recherche d'informations, de munitions, de kits de santé, et peut-être... des survivants... ou des créatures.

Le jeu est un peu court mais surprend vers la fin. Il mérite au moins toutes les récompenses de jeux de l'année.

En tout cas, j'ai hâte de jouer aux autres opus, je suis alors content de pouvoir affirmer pour une fois...

Vive le Camembert !

Diegressif
7
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le 25 janv. 2026

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