Après de brèves voyages dans le temps avec des remasters, voila que le Katamari déboule en 2025, des années après le dernier épisode. Un excellent retour qui vous fera voyager à travers les époques, pour une aventure que j’ai trouvé très bonne et rafraîchissante.
J’ai longtemps connu la série Katamari comme une curiosité de la PS2, ce genre de jeu typiquement japonais complètement loufoque aussi bien dans son gameplay que son univers. Ainsi que sa bonne musique notamment SA chanson (Katamari on the rock). Je n’y ai en faite joué que très tardivement via We love Katamari (+ Reroll)… quelques mois avant la sortie de ce Once upon justement ! Autant dire que je suis loin d’être expert de la série, mais pour avoir joué aux deux jeux à des intervalles assez proche je peux vous dire aujourd’hui avec certitude que ce nouvel épisode est sans aucun doute l’un des meilleurs et j’aurai tendance à dire que si vous ne deviez en faire qu’un ce serait celui-ci.
Autant le dire d’emblée, c’est un peu le petit défaut de cet énième Katamari, forcément la formule ce répète pas mal et en dépits des nouveautés Once upon a Katamari ne va pas non plus transcender la série. Avec même un peu de répétition de We love… mais habilement modifié.
Pour continuer sur les points « bien mais pas top » le scénario qui sert d’excuse sera propice à diverses scénettes qui cette fois ne m’ont pas tant fait rire. Alors que dans We love Katamari non seulement il y avait une progression (la genèse du roi) mais en plus ça m’avait beaucoup fait rire tellement c'était absurde et je les attendais avec impatience. Là bof, à par les aventures temporelles de la reine où j’ai lâché quelques sourire sans plus.
Pour le reste pas grand-chose à redire. Le katamari a tendance à se coincer ou la kaméra n’est pas toujours optimale mais rien de bien frustrant. Le jeu comme We love manque d’exigence à mon gout, le défi réside plus dans le scoring et les secret que la réussite des niveaux en eux même qui peuvent se faire en majorité sans grand concentration. Un jeu pépère, franchement.
Voila, j’en ai fini pour le négatif, pour le reste je n’ai que du bien à dire. Déjà We love était un concentré de bonne humeur et ce nouveau volet ne déroge pas, toujours aussi drôle et mignon. Des scènes que l’on explore truffé de situations saugrenue (un homme dans une marmite, une assiette soucoupe volante, un voyou à la coupe banane démesuré…) au animations simpliste et cartoon à l’extrême, le tout servis par des couleurs criardes, des modélisations simples pour ne pas dire moche et des bruitages qui font « plop pouic ploc ». Enfin, le roi du cosmos qui ouvre et ferme chaque niveau en parlant à la 1ère personne du pluriels. Aucun dépaysement à ce niveau et j’ai envie de dire tant mieux parce que c’est aussi ça que l’on aime et que l’on souhaite retrouver dans un Katamari.
La nouveauté est ailleurs et un peu partout :
- Choix de la maniabilité, entre l’original (double stick, peu intuitif pour tourner car il faut croiser les directions) et simplifié (plus logique : un stick pour bouger le katamari et l’autre pour tourner autour… et donc la caméra. Ce n’est pas non plus super fluide mais c’est déjà plus agréable à jouer).
- Ajouts d’objets bonus dans les niveaux qui permettent un peu plus de subtilité et complexité même si dans la majorité des cas on peut s’en passer. Ils sont peu nombreux mais pratique : l’aimant pour attirer les objets près de sois, les fusés pour rouler plus vite et le chrono pour arrêter le temps (aussi bien les objets en mouvements que le minuteur du niveau).
- Un mode multijoueur en ligne, mais aussi jouable solo (mais pas de local !), très sympa, p'tit côté Mario Kart puisque les objets aident et on peut attraper ses adverses (ou se faire attraper) sachant que c’est la course à celui qui enroule le plus de chose sur son katamari.
- Encore plus de personnalisation de son Prince ou Cousins. Il y a en ce sens plus de choses à dénicher dans les niveaux avec l’ajout des couronnes, ces dernières seront obligatoire pour avancer dans le jeu façon « étoile de Super Mario 64 », ce qui apporte un peu de challenge et d’exploration dans la progression. Et ça j’apprécie !
D’autant plus appréciable que cet épisode sur le thème du voyage dans le temps permet d’innombrable décors justifiant de nouvelles situations ! Once Upon a Katamari est long et varié, ce qui en fait un jeu riche. 9 époques avec en moyenne 3 à 5 niveaux chacun, sauf le Japon à l’ère Edo qui est le plus long (une quinzaine de niveaux) et celui qu’il faudra visiter régulièrement. Les niveaux y seront plus classique avec le fameux concept du katamari à faire régulièrement de plus en plus gros. Pour le reste, plein de niveaux sont super sympa, que ce soit en Egypte quand on doit attraper des objets demandé aléatoirement par le pharaon ou celui du désert qu’il faut arroser d’eau chaque m². Un katamari en feu revient, mais dans un gradin remplis d’un publique qui fait office de mur labyrinthique. Un niveau où il ne faut attraper que des sucreries sinon le score baisse, encore mieux, un niveau à embranchement. Sur un bateau sois vous attrapez le poulpe et vous continuez sous l’eau, soit vous attendez et vous vous faites accoster par un bateau fantôme qui prolonge le niveau. Bref, c’est un vrai plaisir de progresser sur la grosse quarantaine de niveaux divers et varié (ville western, ère glacière, pyramide d’Egypte…).
Le tout servis par de la superbe musique. J’étais un peu déçu de la bande son de We love Katamari, je retiens bien 2 ou 3 musiques, mais rien de bien fulgurant non plus. Là ce fut un plaisir quasi systématique, entre la douce chanson Française de Clémentine, le tonitruant Ice Cube Soul qui mêle rock-jazz à toute vitesse, l’épique musique des pirate ou encore la musique western à mi chemin entre du Moriccone et de l’électro/ disco. Sans parler des diverses musiques du menu, mention spécial à l’ère glacière et sa musique au piano qui me touche beaucoup. Oh et puis comment ne pas citer le thème de Katamari mais chanté par la chorale de San Francisco, aussi drôle que touchant. Dans l'ensemble c'est varié, inventif et très joli.
Bref, Once upon a Katamari est un nouvel épisode qui même s’il ne réinvente pas la roue et encore moins le katamari, s’avère très appréciable du début à la fin. Long, généreux, varié dans ses décors et ses objectif, remplis de petit truc à dénicher et de pouvoir qui aide, le tout servis par son univers barré et ses musiques de zinzins, une fabuleuse pause dans le temps et dans l’univers du jeu vidéo. Juste une envie de rouler sans réfléchir, rouler, rouler, rouler encore, nous devons satisfaire le roi du cosmos.