Relative déception que ce Pathologic 3, revisite du 2 d'un autre point de vue.
Alors que le 2 était clivant par sa difficulté mais passionnant (à la fois l'un de mes meilleurs et pire moment du jeu vidéo, et que je recommande vivement), j'ai eu du mal avec Pathologic 3.
Le gameplay est plus accessible tout en étant complexe, et nécessite toujours une gestion constante ce qui maintient une certaine pression, mais les erreurs ont peu de conséquences et le stress retombe assez vite.
L'histoire est toujours aussi bonne, l"univers fantastique et original, mais la découverte est moins viscérale que dans le premier du fait de la différence de point de vue entre le Bachelor (Danil Dankovski, protagoniste du 3) et l'Haruspex (protagoniste du 2), parti pris assumé des développeurs. Le fait de la revivre une deuxième fois a forcément aussi réduit l'impact des découvertes.
La mécanique d'exploration et de modification des choix pour en découvrir les diverses conséquences est très bien trouvée, les ressources assez abondantes pour ne pas se retrouver coincé, mais certaines (rares heureusement) quêtes offrent peu d'explications et imposent de nombreux aller-retours pour espérer trouver l'interaction qui nécessite une intervention.
Quelques Soft Lock plus ou moins annoncés ont également entrainé un fort sentiment de frustration, et au bout de plus de 50 heures de jeu le courage n'y était plus pour manipuler le fichier de sauvegarde ou recommencer une partie pour découvrir les dernières fins possibles.
NE PAS MARCHER DANS LA RUE, NE PAS DEMANDER AU RAT D'OUBLIER SIMON